Offre, demande, prix et structures de marché (cours et exercices corrigés d'économie ECS1 et ECT1)
Demande et offre, équilibre du marché, élasticités, rôles des prix, intervention de l'État sur les prix, surplus ; structures de marché et politique de la concurrence en ECT.
- 20méthodes
- 38exercices corrigés
- 5problèmes
- 18pièges
- 55figures
Pourquoi le prix des oranges peut-il s'effondrer en une semaine au marché de gros ? Ce chapitre d'économie ouvre le marché de l'intérieur : il apprend à tracer les courbes d'offre et de demande et à distinguer un mouvement le long de la courbe d'un déplacement de la courbe, à calculer un équilibre et à prévoir l'effet d'un choc, à calculer et interpréter une élasticité, à lire un surplus et une perte sèche, à analyser un prix plafond, un prix plancher, une taxe et son incidence, une subvention et un quota, et à énoncer les hypothèses de la concurrence pure et parfaite. Il présente aussi le tableau de Stackelberg, le monopole et les barrières à l'entrée, approfondis en ECT1 avec l'oligopole, la concurrence monopolistique, la contestabilité, la concentration et la politique de la concurrence. Il suit le module 1.1 du programme marocain d'économie-droit de l'ECS1 et de l'ECT1, avec la loi n° 104-12 sur la liberté des prix et de la concurrence et les avis du Conseil de la concurrence. Tu y trouves quatorze méthodes communes, six méthodes propres à l'ECT1, des exercices corrigés et des sujets réels du CNAEM, de l'ISCAE et d'ECRICOME.
Ce que tu sauras faire
Le chapitre précédent a montré que le marché coordonne les décisions par les prix. Celui-ci ouvre le marché de l'intérieur : comment se forment l'offre, la demande et le prix, pourquoi le prix change, ce que l'État peut faire sur les prix et ce que cela coûte. À la fin du chapitre, tu dois savoir :
- tracer une courbe de demande et une courbe d'offre, en citer les déterminants et distinguer un mouvement le long de la courbe d'un déplacement de la courbe ;
- trouver un équilibre sur un tableau ou sur des fonctions affines, et prévoir l'effet d'un choc ;
- calculer et interpréter une élasticité, et la relier à la recette des vendeurs ;
- expliquer les rôles des prix et leurs limites ;
- lire et calculer un surplus et une perte sèche ;
- analyser un prix plafond, un prix plancher, une taxe, une subvention, un quota ;
- énoncer les hypothèses de la concurrence parfaite, et situer le monopole et l'oligopole dans le tableau des structures de marché.
L’essentiel du chapitre Extrait gratuit
- Quantité demandée : ce que les acheteurs veulent et peuvent acheter à un prix donné. Demande : relation entre le prix et la quantité demandée, toutes choses égales par ailleurs.
- Quantité offerte : ce que les vendeurs veulent et peuvent vendre à un prix donné. Offre : relation entre le prix et la quantité offerte.
- Loi de la demande : la quantité demandée baisse quand le prix monte. Loi de l'offre : la quantité offerte augmente quand le prix monte.
- Mouvement le long de la courbe : le prix du bien varie. Déplacement de la courbe : un autre déterminant varie.
- Équilibre partiel : un seul marché, le reste supposé constant. Équilibre général : tous les marchés à la fois (Walras).
- Prix d'équilibre : prix qui égalise quantité demandée et quantité offerte. Excédent d'offre : au-dessus. Pénurie : au-dessous.
- Bien normal : demande en hausse avec le revenu. Bien inférieur : en baisse. Bien de luxe (ou supérieur) : élasticité-revenu supérieure à 1.
- Substituts : la hausse du prix de l'un accroît la demande de l'autre. Compléments : elle la réduit.
- Bien de Giffen : bien inférieur de première nécessité dont la demande monte avec le prix. Effet de Veblen : prix élevé recherché pour se montrer. Effet de signal-prix : prix pris comme indice de qualité.
- Élasticité-prix de la demande : taux de variation de la quantité divisé par celui du prix. Élastique si sa valeur absolue dépasse 1, inélastique si elle est inférieure à 1.
- Élasticité-revenu, élasticité croisée, élasticité-prix de l'offre : même rapport, avec le revenu, le prix d'un autre bien, ou la quantité offerte.
- Prix de réserve : prix maximal qu'un acheteur accepte de payer (ou minimal qu'un vendeur accepte de recevoir).
- Surplus du consommateur : ce que les acheteurs étaient prêts à payer moins ce qu'ils paient. Surplus du producteur : prix reçu moins prix minimal accepté. Surplus collectif : leur somme.
- Perte sèche : surplus perdu quand la quantité échangée s'écarte de l'équilibre.
- Prix plafond : prix maximal, contraignant (il agit) seulement sous l'équilibre. Prix plancher : prix minimal, contraignant seulement au-dessus.
- Incidence fiscale : qui supporte réellement une taxe ; le côté le moins élastique en supporte la plus grande part.
- Subvention : l'État paie une partie du prix. Quota : quantité limitée ; rente de quota : écart entre prix et coût marginal au volume du quota.
- Concurrence pure et parfaite : atomicité, homogénéité, libre entrée et sortie (pureté) ; transparence, libre circulation des facteurs (perfection). Preneur de prix : ne peut influencer le prix.
- Monopole : un seul vendeur ; monopsone : un seul acheteur ; oligopole : quelques vendeurs (tableau de Stackelberg, 1934). Pouvoir de marché : fixer un prix supérieur au coût marginal sans perdre toute sa clientèle. Barrières à l'entrée : légales, de coûts, stratégiques.
| Auteur | Date, ouvrage | Idée |
|---|---|---|
| Ibn Khaldoun | Muqaddima, 1377 | prix des villes : abondance des grains, demande des riches pour le luxe, impôts incorporés dans les prix |
| Ibn Taymiyya, Ibn al-Qayyim | al-Hisba fi al-islam ; at-Turuq al-hukmiyya (XIVe siècle) | hausse par rareté ou afflux de demandeurs à respecter ; prix d'équivalent imposé en cas d'injustice (point débattu) |
| Alfred Marshall | Principes d'économie, 1890 | offre et demande ensemble, élasticité, surplus, équilibre partiel |
| Robert Giffen | cité par Marshall, 1895 | demande d'un bien inférieur de base qui monte avec son prix |
| Thorstein Veblen | Théorie de la classe de loisir, 1899 | consommation ostentatoire |
Une méthode du chapitre Extrait gratuit
On donne deux couples (prix, quantité), ou deux revenus et deux quantités, et l'on demande l'élasticité, son sens, ou la nature du bien ; ou un QCM propose plusieurs valeurs.
Élasticité = taux de variation de la quantité / taux de variation de la cause (prix, revenu, prix d'un autre bien). La quantité est toujours au numérateur. Élasticité simple : base au point de départ ; élasticité d'arc : base aux moyennes des deux points, même résultat dans les deux sens. Valeur absolue supérieure à 1 : élastique.
- Calculer le taux de variation de la quantité, puis celui de la cause, sans arrondir.
- Diviser le premier par le second ; garder le signe.
- Classer : élastique ou inélastique (valeur absolue), et, pour le revenu ou le prix d'un autre bien, la nature du bien (signe).
- Écrire la phrase de lecture avec « environ » et « 1 % ».
- Arrondir le résultat final à deux chiffres significatifs.
« Quand le prix passe de [P1] à [P2], soit [x] %, la quantité demandée passe de [Q1] à [Q2], soit [y] %. L'élasticité-prix vaut [y]/[x] ≈ [e] : une hausse de 1 % du prix réduit la quantité demandée d'environ [|e|] % ; la demande est [élastique ou inélastique] entre ces deux prix. »
Le prix passe de 20 à 16 DH (−20 %) ; la quantité demandée passe de 50 à 65 (+30 %). Élasticité : . Lecture : une baisse de 1 % du prix accroît la quantité demandée d'environ 1,5 % ; la demande est élastique. Élasticité d'arc : quantité %, prix % ; , toujours élastique.
- Inverser le rapport (variation du prix sur variation de la quantité) : dans l'exemple, on trouverait −0,67 au lieu de −1,5, et l'on conclurait à tort à une demande inélastique.
- Oublier le signe ou classer « élastique » une élasticité de −0,4 parce qu'elle est négative.
- Arrondir un taux de variation avant de diviser : −8,33 % arrondi à −8 % fausse le résultat.
Exercices 5, 6, 13 et 14 ; problèmes 1 et 2.
Un exercice corrigé Extrait gratuit
Pour chaque événement, dire quel marché est touché, quelle courbe bouge (demande ou offre), s'il s'agit d'un mouvement le long de la courbe ou d'un déplacement de la courbe, et dans quel sens.
- Une gelée tardive détruit une partie des fleurs des amandiers : la récolte d'amandes de la saison est plus faible.
- Le prix de l'huile d'olive monte ; les ménages en achètent moins.
- En hiver, les serres du Souss livrent beaucoup de tomates.
- Les semaines qui précèdent le Ramadan, les familles achètent davantage de dattes.
- Un vaste programme de construction de logements est lancé dans une région : la demande de ciment de la région en est touchée.
- Le prix du gazole augmente : on regarde le marché du transport routier de marchandises.
- Une étude sanitaire très diffusée montre qu'un aliment est meilleur pour la santé qu'on ne le pensait.
- Le prix des oranges baisse au marché de gros ; les détaillants en achètent davantage.
- Le prix du thé vert en vrac augmente fortement ; on regarde le marché du thé vert en sachets.
- Le revenu des ménages d'une ville augmente ; on regarde le marché de la viande rouge.
Le prix du bien lui-même fait glisser le long de la courbe ; tout autre déterminant (coût, climat, saison, revenu, prix d'un autre bien, information) fait déplacer la courbe. Commencer chaque réponse par le nom du marché.
| N° | Marché | Courbe | Mouvement ou déplacement | Sens |
|---|---|---|---|---|
| 1 | amandes | offre | déplacement | vers la gauche (offre en baisse) |
| 2 | huile d'olive | demande | mouvement le long de la courbe | quantité demandée en baisse |
| 3 | tomates | offre | déplacement | vers la droite |
| 4 | dattes | demande | déplacement | vers la droite |
| 5 | ciment de la région | demande | déplacement | vers la droite |
| 6 | transport routier de marchandises | offre | déplacement | vers la gauche (le carburant est un coût du transporteur) |
| 7 | cet aliment | demande | déplacement | vers la droite (information) |
| 8 | oranges au marché de gros | demande | mouvement le long de la courbe | quantité demandée en hausse |
| 9 | thé vert en sachets | demande | déplacement | vers la droite (le bien substituable est devenu plus cher) |
| 10 | viande rouge | demande | déplacement | vers la droite si la viande est un bien normal |
Les événements 2 et 8 décrivent la réaction des acheteurs au prix du bien lui-même : ils restent sur leur courbe. L'événement 6 touche le transport et non le carburant : sur le marché du gazole, la hausse du prix est un mouvement, mais pour le transporteur le gazole est un coût, donc un déterminant de son offre. L'événement 9 suppose que les deux formes de thé se remplacent pour une partie des consommateurs.
Avant de tracer, nommer le marché, puis se demander si le prix de ce bien a changé (mouvement) ou si c'est autre chose (déplacement). Voir la méthode 1.
Le cours détaillé, toute la fiche « L'essentiel », 20 méthodes, 18 pièges corrigés, la carte mentale, 38 exercices corrigés, 5 problèmes de concours, les fiches à mémoriser et l'assistant qui répond à tes questions. Ce chapitre est offert : il s’ouvre en entier avec un compte d’essai gratuit.
Ouvrir l'essai gratuitUne question ? WhatsAppPlan du cours
- 1. Le marché d'un bien : cadre de l'analyse
- 1.1 Rappel
- 1.2 L'équilibre partiel
- 1.3 Les conventions graphiques
- 2. La demande
- 2.1 La quantité demandée et la loi de la demande
- 2.2 Les déterminants de la demande autres que le prix
- 2.3 Mouvement le long de la courbe et déplacement de la courbe
- 2.4 Les relations entre les biens
- 2.5 Les exceptions à la loi de la demande
- 3. L'offre
- 3.1 La quantité offerte et la loi de l'offre
- 3.2 Les déterminants de l'offre autres que le prix
- 3.3 Mouvement le long de la courbe et déplacement de la courbe
- 3.4 Court terme et long terme
- 4. L'équilibre du marché
- 4.1 Prix et quantité d'équilibre
- 4.2 L'ajustement par le prix
- 4.3 Calculer l'équilibre
- 4.4 Les effets d'un choc : la statique comparative
- 4.5 Ce que montrent les prix observés
- 4.6 La réponse à la question des oranges
- 5. Les élasticités
- 5.1 L'élasticité-prix de la demande
- 5.2 Élasticité-prix et recette totale
- 5.3 L'élasticité-revenu
- 5.4 L'élasticité croisée
- 5.5 L'élasticité-prix de l'offre
- 5.6 Mesurer une élasticité
- 5.7 Les élasticités et le partage d'un choc
- 6. Les rôles des prix
- 6.1 Le rôle informationnel
- 6.2 Le rôle incitatif
- 6.3 Le rôle autorégulateur et le rôle de répartition
- 6.4 Les limites
- 7. Surplus et efficacité
- 7.1 Le surplus du consommateur
- 7.2 Le surplus du producteur
- 7.3 Le surplus collectif et l'efficacité de l'équilibre
- 7.4 La perte sèche
- 8. L'intervention de l'État sur les prix
- 8.1 Le prix plafond
- 8.2 Le prix plancher
- 8.3 La taxe unitaire et son incidence
- 8.4 La subvention
- 8.5 Le quota
- 8.6 Liberté des prix et prix réglementés au Maroc
- 9. La concurrence parfaite, modèle de référence
- 9.1 Les cinq hypothèses
- 9.2 L'entreprise preneuse de prix
- 9.3 Un modèle de référence, pas une description
- 9.4 Quand la concurrence n'est pas parfaite : un aperçu des structures de marché
- 10. Les structures de marché
- 10.1 Les critères
- 10.2 Le tableau de Stackelberg
- 10.3 Une structure n'est pas une faute
- 11. Le monopole et le monopsone
- 11.1 Les sources du monopole
- 11.2 Le monopole fait le prix
- 11.3 Le coût social du monopole
- 11.4 Le monopole naturel et sa tarification
- 11.5 Le monopsone
- 11.6 La discrimination par les prix
- 12. L'oligopole
- 12.1 L'interdépendance
- 12.2 Trois modèles classiques
- 12.3 Le cartel et son instabilité
- 12.4 La rigidité des prix et la guerre des prix
- 13. La concurrence monopolistique
- 13.1 Un pouvoir de marché limité
- 13.2 Court terme et long terme
- 13.3 La différenciation
- 13.4 La forme la plus fréquente
- 14. Pouvoir de marché, barrières, contestabilité, concentration
- 14.1 Le pouvoir de marché
- 14.2 Les barrières à l'entrée
- 14.3 Les marchés contestables
- 14.4 La concentration
- 14.5 Mesurer la concentration
- 15. Effets de la concurrence et politique de la concurrence
- 15.1 Les effets de la concurrence
- 15.2 Les pratiques anticoncurrentielles vues par l'économiste
- 15.3 La politique de la concurrence
- 15.4 L'ouverture à la concurrence et la déréglementation
Les méthodes du chapitre
Chaque méthode est une fiche : quand l'utiliser, le rappel de cours, les étapes, la rédaction attendue sur la copie, un exemple traité, les erreurs à éviter.
- Distinguer mouvement le long de la courbe et déplacement de la courbe
- Tracer l'offre et la demande à partir d'un tableau et lire l'équilibre
- Calculer un équilibre sur des fonctions affines
- Analyser un choc et le rédiger sans raisonnement circulaire
- Calculer et interpréter une élasticité
- Relier l'élasticité-prix à la recette totale
- Classer un bien à partir de ses élasticités
- Lire et calculer un surplus et une perte sèche
- Analyser un prix plafond, un prix plancher ou un quota
- Analyser une taxe unitaire ou une subvention
- Mobiliser un mécanisme, un graphique et un auteur dans un paragraphe argumenté
- Exploiter un document sur un marché réel
- Répondre à un QCM sur le marché
- Bâtir une réflexion argumentée sur l'intervention de l'État sur les prix
- Caractériser une structure de marché à partir d'un document
- Déterminer l'équilibre du monopole et mesurer son coût social
- Expliquer l'instabilité d'un cartel par le dilemme du prisonnier
- Calculer un indice de concentration et l'interpréter
- Analyser économiquement une pratique décrite dans un cas
- Traiter un sujet sur la concurrence
Les exercices corrigés
Chaque exercice a ses indications, sa correction rédigée et ce qu'il faut en retenir.
Application directe (15)
- Sur la courbe ou de la courbe ? Dix événements sur des marchés marocains
- Les déterminants de l'offre et de la demande : vrai ou faux
- Lire un tableau d'offre et de demande
- Calculer un équilibre : un cas résolu, puis un cas à trous
- Calculer une élasticité-prix simple et la lire
- Classer des biens par leurs élasticités
- Le surplus de cinq clients
- Prix plafond ou prix plancher ? Lire quatre graphiques
- Les hypothèses de la concurrence parfaite
- Qui supporte la taxe ? Lire un graphique d'incidence
- Le tableau de Stackelberg : classer six marchés
- Associer définitions et situations
- Contestable ou non ? Quatre marchés
- Lire le graphique d'un monopole
- Prix différents, prix rigides : reconnaître deux comportements
Entraînement (18)
- Un printemps au marché de gros : chocs d'offre, de demande, puis simultanés
- Équilibre affine et choc de demande
- Élasticité d'arc et recette totale
- Prévoir les ventes avec une élasticité
- Prix plafond sur un marché affine : pénurie, surplus et perte sèche
- Taxe unitaire : prix payé, prix reçu, partage de la charge
- Subvention et compensation : combien coûte un prix réglementé ?
- Le quota de pêche et la rente de quota
- Qui fait le prix des tomates ? Lire la décomposition d'un prix
- Deux paragraphes argumentés : un à compléter, un seul
- Ibn Khaldoun et les prix dans les villes
- Monopole et demande affine : prix, quantité, coût social
- Deux huileries, un cartel : le dilemme du prisonnier
- Concentration : part des quatre premières et indice de Herfindahl-Hirschman
- Une seule unité frigorifique dans la vallée : monopsone et prix des dattes
- Une fédération qui partage les zones et fixe des prix communs
- Une boulangerie de quartier : concurrence monopolistique à court et à long terme
- Le réseau d'eau d'une ville : tarifer un monopole naturel
Approfondissement (5)
- Réflexion : « Le prix de marché est-il un prix juste ? »
- Plancher, quota ou subvention : trois façons de soutenir les producteurs
- Un dossier sur les prix au Maroc : trois questions sur annexes
- Sécheresse et prix des légumes : expliquer une hausse
- Réflexion : « La concurrence est-elle toujours favorable au consommateur ? »
Les problèmes de concours
Des extraits de sujets réels, corrigés en entier, avec la durée conseillée et les méthodes mobilisées.
- La loi de l'offre et de la demande sur le marché d'un bien
- Onze questions de QCM en conditions de concours
- L'État doit-il fixer les prix des produits de première nécessité ?
- Douze questions de QCM sur les structures de marché
- Faut-il combattre les monopoles ?
Questions fréquentes
Comment calculer l'élasticité-prix de la demande ?
On divise le taux de variation de la quantité demandée par le taux de variation du prix qui l'a provoqué : la quantité au numérateur, le prix au dénominateur. L'élasticité est en général négative. Si sa valeur absolue dépasse 1, la demande est élastique : la quantité réagit plus que le prix ; si elle est inférieure à 1, la demande est inélastique. L'élasticité d'arc prend pour base la moyenne des deux points, ce qui donne le même résultat quel que soit le sens de la variation.
Comment trouver le prix et la quantité d'équilibre d'un marché ?
Le prix d'équilibre est celui qui égalise la quantité demandée et la quantité offerte. Sur un tableau, on cherche la ligne où les deux quantités sont égales ; sur des fonctions affines, on écrit l'égalité de la demande et de l'offre, on résout pour trouver le prix, puis on reporte ce prix dans les deux fonctions, qui doivent donner la même quantité. Au-dessus de ce prix, il y a un excédent d'offre ; au-dessous, une pénurie.
Qu'est-ce que le surplus du consommateur et le surplus du producteur ?
Le surplus du consommateur est la différence entre ce que les acheteurs étaient prêts à payer et ce qu'ils paient effectivement ; sur un graphique, c'est l'aire sous la courbe de demande et au-dessus du prix. Le surplus du producteur est la différence entre le prix reçu et le prix minimal auquel les vendeurs auraient accepté de vendre ; ce n'est pas le profit, car il ne retranche pas les coûts fixes. Leur somme, le surplus collectif, est maximale à l'équilibre concurrentiel.
Quels sont les effets d'un prix plafond et d'un prix plancher ?
Un prix plafond n'agit que s'il est fixé sous le prix d'équilibre : la quantité demandée dépasse alors la quantité offerte, et la pénurie dure puisque le prix ne peut pas monter ; apparaissent des files d'attente, des ventes parallèles et une perte sèche. Un prix plancher n'agit que s'il est fixé au-dessus de l'équilibre : il crée un excédent durable qu'il faut stocker ou acheter, et lui aussi une perte sèche.
Qui paie réellement une taxe : l'acheteur ou le vendeur ?
Une taxe unitaire crée un écart entre le prix payé par l'acheteur et le prix reçu par le vendeur. Sa charge réelle, l'incidence fiscale, ne dépend pas de celui qui la verse à l'État mais des élasticités : le côté du marché le moins élastique en supporte la plus grande part. Si la demande est rigide, le prix payé monte presque de toute la taxe. La taxe rapporte une recette fiscale et crée une perte sèche, parce que la quantité échangée baisse.
Quelles sont les hypothèses de la concurrence pure et parfaite ?
Atomicité (aucun agent ne peut influencer le prix), homogénéité du produit et libre entrée et libre sortie définissent la pureté de la concurrence ; transparence de l'information et libre circulation des facteurs définissent la perfection du marché. Chaque entreprise y est preneuse de prix. C'est un modèle de référence, pas une description : la plupart des marchés réels s'en écartent.
Comment un monopole fixe-t-il son prix ?
Le monopole fait face à toute la demande : pour vendre une unité de plus, il doit baisser son prix sur toutes ses ventes. Il produit la quantité pour laquelle sa recette marginale égale son coût marginal, puis fixe le prix le plus élevé que la demande accepte pour cette quantité. Son prix est supérieur à son coût marginal : il vend moins et plus cher qu'en concurrence, capte une partie du surplus des consommateurs et en détruit une autre (perte sèche).
Comment y accéder
Ce chapitre fait partie des chapitres offerts : il s'ouvre en entier avec un compte d'essai gratuit. Créer un compte d'essai ou se connecter. Pour l'accès complet, les tarifs ou une question, écris-nous sur WhatsApp.