Systèmes informatiques et représentation des données : cours, méthodes et exercices corrigés d'informatique ECS1 et ECT1
Architecture d'un ordinateur (modèle de von Neumann, processeur, mémoires, périphériques), rôle du système d'exploitation, codage des entiers naturels en binaire et opérations simples ; en ECS1, entiers relatifs, nombres à virgule et caractères, avec leurs limites.
- 14méthodes
- 34exercices corrigés
- 6problèmes
- 15pièges
- 49figures
Ce premier chapitre d'informatique de l'ECS1 et de l'ECT1 au Maroc décrit la machine et la façon dont elle range les nombres : le schéma de von Neumann, le processeur (unité de contrôle, UAL, registres), la mémoire vive et la mémoire morte, la mémoire cache et la hiérarchie des mémoires, les mémoires de masse, les périphériques, le système d'exploitation et les logiciels applicatifs, puis les bits, les octets et les unités (ko et Kio), la conversion entre binaire et décimal, l'addition binaire et le dépassement de capacité. Les élèves d'ECS1 y trouvent aussi le complément à deux, les nombres à virgule et les codes ASCII. Il suit la première section du programme marocain d'informatique et prépare aux questions d'informatique générale de l'ISCAE ; il pose aussi les bases de l'informatique qu'exigent les épreuves du CNAEM. La page propose un cours illustré de schémas et de photos, des méthodes avec la rédaction attendue, des exercices corrigés pas à pas et des sujets réels de l'ISCAE.
Ce que tu sauras faire
Un ordinateur reçoit des données, les range, les transforme et rend des résultats, sous la seule forme de suites de 0 et de 1. Ce chapitre décrit la machine qui fait ce travail et la façon dont elle range les nombres. À la fin, tu dois savoir :
- nommer les composants d'un ordinateur, les placer sur le schéma de von Neumann et dire le rôle de chacun ;
- comparer les mémoires (vitesse, capacité, volatilité) et choisir un support de stockage ;
- distinguer un périphérique d'entrée, de sortie, d'entrée et de sortie, et un logiciel système d'un logiciel applicatif ;
- calculer une taille en bits, en octets, en ko ou en Kio ;
- passer d'un entier écrit en base 10 à son écriture en base 2, et inversement, puis vérifier le résultat ;
- compter les valeurs que l'on code sur bits, additionner en binaire et repérer un dépassement.
L'essentiel : La machine Extrait gratuit
| Composant | Rôle |
|---|---|
| processeur (CPU) | exécute les instructions : chercher, décoder, exécuter |
| unité de contrôle | va chercher l'instruction, la décode, organise son exécution |
| UAL | fait les calculs et les comparaisons |
| registres | petites mémoires très rapides dans le processeur |
| mémoire centrale | contient le programme en cours et ses données |
| bus | transporte adresses, données et commandes entre les composants |
| périphériques | échangent des informations avec l'extérieur |
Processeur, mémoire centrale, périphériques d'entrée et de sortie, reliés par des bus. Le programme et les données sont rangés dans la même mémoire.
Une méthode du chapitre Extrait gratuit
On demande l'écriture binaire d'un entier, éventuellement sur un nombre de bits imposé.
Divisions successives par 2 : les restes sont les bits, le premier reste est le bit de poids faible. Autre façon : retirer la plus grande puissance de 2 possible, puis recommencer avec le reste.
- Diviser par 2 jusqu'à un quotient nul, en notant chaque reste.
- Lire les restes du dernier au premier.
- Compléter à gauche par des 0 si un nombre de bits est imposé.
- Vérifier en recalculant la valeur.
« , , , , , , , , . En lisant les restes du dernier au premier : . Vérification : . »
Question. Écrire 42 en binaire sur 8 bits.
Réponse. , d'où , soit 00101010 sur 8 bits. Par divisions : restes 0, 1, 0, 1, 0, 1, lus à l'envers : 101010. Vérification : .
- Lire les restes dans l'ordre où on les obtient.
- Oublier les zéros de tête quand le nombre de bits est imposé.
- S'arrêter à un quotient égal à 1 sans noter le dernier reste.
Exercices 7, 14, 19 et 20, problème 1.
Un exercice corrigé Extrait gratuit
Écrire en binaire sur 8 bits les entiers 14, 218, 42 et 57.
- Méthode 8 : divisions successives par 2, ou retrait des plus grandes puissances de 2.
- Sur 8 bits, on complète à gauche par des zéros.
Par les puissances de 2 :
- , donc ;
- , donc ;
- , donc ;
- , donc .
Vérification par le calcul inverse : , et de même pour les autres.
Interprétation : les quatre entiers sont inférieurs à 256, donc tiennent sur 8 bits ; les entiers inférieurs à 128 commencent par un 0, ceux qui sont inférieurs à 64 par deux 0.
Avant d'écrire, on vérifie que l'entier tient sur le nombre de bits demandé, puis on complète par des zéros à gauche. Voir la méthode 8.
Le cours détaillé, toute la fiche « L'essentiel », 14 méthodes, 15 pièges corrigés, la carte mentale, 34 exercices corrigés, 6 problèmes de concours, les fiches à mémoriser et l'assistant qui répond à tes questions. Ce chapitre est offert : il s’ouvre en entier avec un compte d’essai gratuit.
Ouvrir l'essai gratuitUne question ? WhatsAppPlan du cours
- 1. L'information et le système informatique
- 1.1 Données, information, traitement
- 1.2 Matériel, logiciel, bits
- 2. L'architecture d'un ordinateur
- 2.1 Le schéma de von Neumann
- 2.2 Le processeur
- 2.3 Le bus et la carte mère
- 2.4 Les périphériques
- 3. Les mémoires
- 3.1 La mémoire centrale : RAM et ROM
- 3.2 Des cases d'un octet repérées par leur adresse
- 3.3 La mémoire cache
- 3.4 La hiérarchie des mémoires
- 3.5 Les mémoires de masse
- 4. Les logiciels
- 4.1 Le système d'exploitation
- 4.2 Les logiciels applicatifs
- 5. Bits, octets et unités
- 5.1 Bit, octet, mot
- 5.2 Les unités
- 5.3 Calculer une taille de données
- 6. La base 2
- 6.1 La numération de position
- 6.2 Du binaire au décimal
- 6.3 Du décimal au binaire
- 7. Les entiers naturels sur bits
- 7.1 Les entiers que l'on code sur bits
- 7.2 L'addition binaire
- 7.3 Le dépassement de capacité
- 8. Les types de données
- 9. Les entiers relatifs
- 9.1 Signe et valeur absolue, et ses défauts
- 9.2 Le complément à deux sur 8 bits
- 9.3 L'addition en complément à deux
- 10. Les nombres à virgule
- 10.1 Écriture binaire d'un nombre à virgule
- 10.2 Les écritures infinies
- 10.3 La virgule fixe
- 10.4 La virgule flottante
- 10.5 Les conséquences sur les calculs
- 11. Les caractères
- 11.1 Le code ASCII
- 11.2 ASCII étendu, Unicode, UTF-8
Les méthodes du chapitre
Chaque méthode est une fiche : quand l'utiliser, le rappel de cours, les étapes, la rédaction attendue sur la copie, un exemple traité, les erreurs à éviter.
- Situer un composant sur le schéma de von Neumann et dire son rôle
- Comparer des mémoires et choisir un support de stockage
- Classer un périphérique et distinguer logiciel système et logiciel applicatif
- Convertir une taille entre bits, octets et multiples
- Calculer la taille de données et le nombre de fichiers sur un support
- Compter les valeurs sur n bits et le nombre minimal de bits pour N valeurs
- Donner la valeur décimale d'un mot binaire
- Écrire un entier naturel en base 2 et vérifier
- Additionner deux entiers en binaire et détecter un dépassement
- Vérifier un calcul binaire à la machine
- Coder et décoder un entier relatif en complément à deux sur 8 bits
- Écrire un nombre à virgule en binaire et reconnaître une écriture infinie
- Expliquer un résultat surprenant d'un calcul en flottants et calculer un montant exactement
- Coder et décoder un texte en ASCII et estimer la taille d'un texte
Les exercices corrigés
Chaque exercice a ses indications, sa correction rédigée et ce qu'il faut en retenir.
Application directe (14)
- Le rôle de chaque composant
- Volatile ou non, rapide ou non
- Entrée, sortie, ou les deux
- Logiciel système ou logiciel applicatif
- Bits, octets, ko et Kio
- Valeur décimale de mots binaires
- Écrire des entiers sur 8 bits
- Combien de bits pour coder ?
- Coder les quatre bases de l'ADN
- Additions binaires sans dépassement
- Mémoire d'un tableau de mesures
- Complément à deux : 97, -34 et leur somme
- Nombres à virgule en binaire
- Lire et écrire un message en ASCII
Entraînement (15)
- Pourquoi une mémoire cache ?
- Choisir un support de sauvegarde
- Divisions successives et vérification
- Plus grands entiers et population du Maroc
- Un compteur qui déborde
- La liste des adhérents sur une clé USB
- Pair, impair, multiple de 4 : lire les derniers bits
- Multiplier et diviser par 2 en binaire
- Compléter un tableau de conversions
- Retrouver l'erreur avec la machine
- Les codes-barres des produits
- Décoder des mots en complément à deux
- Signe et valeur absolue : deux défauts
- La facture en dirhams
- Taille d'un nom en ASCII et en UTF-8
Approfondissement (5)
- Le disque de 1 To qui affiche 931 Gio
- Combien de bits pour un nombre de k chiffres ?
- Prévoir un dépassement sans poser l'addition
- Le vieil ordinateur peut-il garder vingt ans de comptes ?
- Quels nombres décimaux ont une écriture binaire finie ?
Les problèmes de concours
Des extraits de sujets réels, corrigés en entier, avec la durée conseillée et les méthodes mobilisées.
- Acronymes et conversions
- Le rôle du processeur
- Photographies et spectres d'un relevé du ciel
- Une page A4 numérisée
- Le vieil ordinateur de l'association
- L'espace occupé par un entier
Questions fréquentes
Comment convertir un nombre décimal en binaire ?
On divise le nombre par 2, puis le quotient par 2, jusqu'à obtenir un quotient nul. Les restes, 0 ou 1, sont les bits, et l'on les lit du dernier au premier : le premier reste est le bit de droite. Ainsi 77 = (1001101)₂. On vérifie en additionnant les puissances de 2 : 64 + 8 + 4 + 1 = 77.
Comment convertir un nombre binaire en décimal ?
On écrit au-dessus de chaque bit son poids, 1, 2, 4, 8, 16... en partant de la droite, puis on additionne les poids des bits égaux à 1. Par exemple (101101)₂ = 32 + 8 + 4 + 1 = 45.
Quelle est la différence entre mémoire vive et mémoire morte ?
La mémoire vive (RAM) contient le programme en cours et ses données ; on y lit et on y écrit, elle est rapide, et son contenu disparaît quand on coupe le courant. La mémoire morte (ROM) ne peut qu'être lue et garde son contenu hors tension : elle contient en particulier le programme de démarrage de la machine.
1 ko vaut-il 1000 ou 1024 octets ?
Selon la norme, 1 ko vaut 1000 octets et 1 Kio (kibioctet) vaut 1024 octets ; de même 1 Go vaut 10⁹ octets et 1 Gio vaut 2³⁰ octets. Beaucoup de cours emploient « ko » pour 1024 octets : dans un exercice, on suit la convention de l'énoncé et, s'il n'en donne pas, on dit celle que l'on prend.
Combien de bits faut-il pour coder N valeurs ?
Il faut le plus petit entier n tel que 2ⁿ soit au moins égal à N. Pour 3 000 références, 2¹¹ = 2048 ne suffit pas et 2¹² = 4096 suffit : il faut 12 bits. Sur n bits, on code les entiers de 0 à 2ⁿ − 1, soit de 0 à 255 sur 8 bits.
Qu'est-ce que l'architecture de von Neumann ?
C'est l'organisation des ordinateurs actuels : un processeur (unité de contrôle, unité arithmétique et logique, registres), une mémoire centrale, des périphériques d'entrée et de sortie, reliés par des bus. Son idée clé est que le programme et les données sont rangés dans la même mémoire.
Comment y accéder
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