Le résumé de texte en deuxième année ECS et ECT : la méthode du concours
Le résumé de texte du CNAEM en deuxième année : textes d'idées difficiles, structure, reformulation, condensation au huitième ou au dixième, compte des mots, gestion des deux heures, et le résumé des concours français
- 14méthodes
- 44exercices corrigés
- 15problèmes
- 15pièges
- 43figures
Au CNAEM, le résumé de texte est une épreuve de 2 heures, commune à l'ECS et à l'ECT, de coefficient 2 sur 30 : les sujets de 2017, 2019 et 2025 demandaient 200 mots avec une marge de tolérance de 10 %, soit de 180 à 220 mots, alors que les notices annoncent « entre 150 et 200 mots » ; la consigne du sujet du jour fait foi. Ce chapitre de français et culture générale de deuxième année (ECS2, ECT2, ECG2) reprend la démarche de première année et l'applique aux textes de concours : reconnaître la stratégie argumentative et les liens implicites, séparer la voix de l'auteur des voix qu'il rapporte, rendre l'ironie et les modalités, trier exemples et citations, condenser au huitième ou au dixième en deux passes, tenir les deux heures. Il s'appuie sur le rapport du jury du CNAEM 2024 et, pour la France, sur les consignes et rapports d'ECRICOME, de la contraction HEC et du résumé ICN-ISC.
Ce que tu sauras faire
En première année, tu as appris la démarche du résumé sur des textes de plus en plus longs. En deuxième année, la démarche ne change pas ; ce sont les textes qui changent. Le CNAEM propose des essais d'idées qui vont jusqu'à 1 850 mots environ, abstraits, qui exposent souvent une opinion pour la réfuter, glissent une ironie, raisonnent au conditionnel ou multiplient les exemples. Ce chapitre t'apprend à résumer ces textes-là, en deux heures. À la fin, tu dois savoir :
- lire un texte d'idées long et abstrait, avec sa date et son vocabulaire ;
- reconnaître sa stratégie argumentative, même quand les liens logiques ne sont pas écrits ;
- distinguer la voix de l'auteur des voix qu'il rapporte ou réfute ;
- rendre une ironie, une concession et une modalité sans les trahir ;
- trier les exemples, les récits, les citations et les noms propres ;
- condenser un texte au huitième ou au dixième, en deux passes chiffrées ;
- reformuler un raisonnement abstrait dans un style personnel ;
- tenir les deux heures et te corriger avec les attentes du jury.
L'essentiel : Ce que la deuxième année ajoute Extrait gratuit
- Des textes de 1 500 à 4 000 mots, abstraits : on fixe le sens des mots clés avant de reformuler.
- Des structures complexes : thèse adverse au centre, concession initiale, raisonnement par l'absurde, causes hiérarchisées, progression circulaire.
- Des liens implicites : on les nomme au brouillon, on les écrit dans le résumé.
- Des voix : on distingue ce que l'auteur soutient de ce qu'il rapporte ou réfute.
- Des tons et des modalités : ironie, concession, conditionnel, « il faut » se rendent tels quels, par leur sens.
- Une réduction au huitième ou au dixième : on résume mouvement par mouvement.
- Le temps réel à chaque entraînement.
Une méthode du chapitre Extrait gratuit
Pendant la deuxième lecture, puis à la rédaction de chaque unité.
Un texte fait entendre la voix de l'auteur, celles qu'il rapporte pour les approuver ou les réfuter, celle de l'opinion commune. Le résumé ne nomme pas l'auteur ; il ne garde le nom d'une personne citée que si ce nom porte une étape du raisonnement (à ECRICOME 2021, ne pas citer deux penseurs du texte revenait, pour le jury, « à amputer l'argumentation de ses prémices »). Il doit faire entendre qu'une idée est rapportée et non soutenue : verbe ou formule d'attribution, mot de distance, discours indirect.
- Écrire en marge de chaque paragraphe : « qui parle ? » et la réponse (auteur, adversaire, opinion commune, témoin).
- Repérer le retournement qui suit une voix rapportée.
- Choisir, pour chaque voix rapportée, une formule d'attribution, sans nom propre sauf si le nom porte une étape du raisonnement.
- Passer le discours direct au discours indirect, sans guillemets, réduit à son idée.
- Relire en vérifiant qu'aucune idée réfutée n'est écrite comme une affirmation.
« Certains soutiennent que… ; or… » ; « On raconte que… » ; « Selon une opinion répandue, … » ; « On adopte des fables : … ».
Texte d'Ibn Khaldoun, § 8 à 12. Les récits de Masoudi et d'El-Bekri sont rapportés pour être réfutés (« Suivant cet historien », « Selon lui », « Toutes ces circonstances suffisent à décréditer… »). Le résumé écrit : « Faute de ce savoir, on adopte des fables : un roi descendu sous la mer, des oiseaux pourvoyeurs d'huile… L'expérience suffit à les réfuter. » Le mot « fables » dit la distance de l'auteur ; aucun nom propre n'est gardé.
- Écrire comme un fait ce que l'auteur rapporte pour le réfuter.
- Garder le nom d'une personne citée qui ne porte aucune étape du raisonnement (« Masoudi raconte que… ») ; on ne nomme que la personne qui porte une étape.
- Recopier une parole rapportée entre guillemets au lieu de la réduire à son idée.
Exercices 6, 7, 8 et 20.
Un exercice corrigé Extrait gratuit
Durée conseillée : 20 min. Le passage ouvre le premier chapitre ; il compte 360 mots. Orthographe de l'édition de 1854 (« A » sans accent, « très-simple »).
§ 6. Avez-vous jamais été témoin de la fureur du bon bourgeois Jacques Bonhomme, quand son fils terrible est parvenu à casser un carreau de vitre ? Si vous avez assisté à ce spectacle, à coup sûr vous aurez aussi constaté que tous les assistants, fussent-ils trente, semblent s’être donné le mot pour offrir au propriétaire infortuné cette consolation uniforme : « A quelque chose malheur est bon. De tels accidents font aller l’industrie. Il faut que tout le monde vive. Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres ? »
§ 7. Or, il y a dans cette formule de condoléance toute une théorie, qu’il est bon de surprendre flagrante delicto, dans ce cas très-simple, attendu que c’est exactement la même que celle qui, par malheur, régit la plupart de nos institutions économiques.
§ 8. A supposer qu’il faille dépenser six francs pour réparer le dommage, si l’on veut dire que l’accident fait arriver six francs à l’industrie vitrière, qu’il encourage dans la mesure de six francs la susdite industrie, je l’accorde, je ne conteste en aucune façon, on raisonne juste. Le vitrier va venir, il fera sa besogne, touchera six francs, se frottera les mains et bénira dans son cœur l’enfant terrible. C’est ce qu’on voit.
§ 9. Mais si, par voie de déduction, on arrive à conclure, comme on le fait trop souvent, qu’il est bon qu’on casse les vitres, que cela fait circuler l’argent, qu’il en résulte un encouragement pour l’industrie en général, je suis obligé de m’écrier : halte-là ! Votre théorie s’arrête à ce qu’on voit, elle ne tient pas compte de ce qu’on ne voit pas.
§ 10. On ne voit pas que, puisque notre bourgeois a dépensé six francs à une chose, il ne pourra plus les dépenser à une autre. On ne voit pas que s’il n’eût pas eu de vitre à remplacer, il eût remplacé, par exemple, ses souliers éculés ou mis un livre de plus dans sa bibliothèque. Bref, il aurait fait de ses six francs un emploi quelconque qu’il ne fera pas.
- Dire qui parle dans chaque paragraphe : l'auteur, l'entourage, l'opinion qu'il réfute.
- Résumer le passage en 50 mots (45 à 55), en rendant la thèse adverse comme telle, la concession, puis la réfutation.
- Dire ce qui ne va pas dans le résumé suivant (36 mots) :
Un carreau cassé n'est pas un malheur complet : il fait travailler les vitriers, et il faut que tout le monde vive. L'argent circule ainsi et encourage l'industrie, comme le montrent nos institutions économiques.
Total : 36 mots.
Le § 6 donne la parole à l'entourage au discours direct ; le § 7 dit ce que cette consolation contient (« toute une théorie ») ; le § 8 concède (« je l'accorde ») ; les § 9 et 10 réfutent (« Mais si… je suis obligé de m'écrier : halte-là ! »). La thèse adverse se rend par un verbe qui l'attribue, jamais au présent de vérité.
1. Les voix. § 6 : l'entourage, au discours direct (« A quelque chose malheur est bon… ») ; l'auteur l'encadre et s'adresse au lecteur (« Avez-vous jamais été témoin »). § 7 : l'auteur, qui juge cette « formule de condoléance » et lui donne une portée générale (elle régit nos institutions). § 8 : l'auteur concède ce qui est vrai dans la thèse adverse. § 9 : l'opinion réfutée (« on arrive à conclure, comme on le fait trop souvent ») puis l'auteur, à la première personne. § 10 : l'auteur, qui énonce ce qu'« on ne voit pas ».
2. Le résumé (taux de réduction : 360 ÷ 51 = 7,1 ; on garde un mot sur sept) :
Devant un carreau cassé, l'entourage console le propriétaire : il faut bien que le vitrier vive. Cette maxime, qui règle nos institutions, est juste pour le vitrier, payé six francs ; elle devient fausse quand on en déduit que la casse enrichit, car ces six francs auraient servi à un autre achat.
Total : 51 mots.
La thèse adverse est attribuée (« l'entourage console le propriétaire », « Cette maxime »), la concession est gardée (« est juste pour le vitrier ») et la réfutation commence au point exact où le texte la place (« elle devient fausse quand on en déduit… »).
3. Le résumé fautif. Il rend la consolation de l'entourage comme la thèse de l'auteur : « il fait travailler les vitriers » et « l'argent circule ainsi » sont énoncés au présent de vérité, sans marque d'attribution, et la phrase sur « nos institutions » devient une preuve alors qu'elle est un reproche. Il recopie aussi « il faut que tout le monde vive » sans guillemets. Il oublie enfin la réfutation, qui est la raison d'être du passage : c'est un contresens complet.
Une thèse adverse se résume avec un verbe ou un nom qui la rattache à ceux qui la soutiennent ; la concession se garde comme concession ; la réfutation se place là où le texte la place. Voir la méthode 4.
Le cours détaillé, toute la fiche « L'essentiel », 14 méthodes, 15 pièges corrigés, la carte mentale, 44 exercices corrigés, 15 problèmes de concours, les fiches à mémoriser et l'assistant qui répond à tes questions. Ce chapitre est offert : il s’ouvre en entier avec un compte d’essai gratuit.
Ouvrir l'essai gratuitUne question ? WhatsAppPlan du cours
- 0. Le résumé en deuxième année
- 0.1 Au CNAEM
- 0.2 Ce que le jury attend
- 0.3 Et l'ISCAE ?
- 0.4 Les concours français
- 1. Ce que la première année a posé, ce qui change
- 1.1 La démarche de base, en une page
- 1.2 Ce qui change en deuxième année
- 1.3 Le texte du cours
- Partie A. Comprendre un texte de concours
- 2. Lire un texte d'idées long et abstrait
- 2.1 Le vocabulaire abstrait, compris avant d'écrire
- 2.2 La date et le contexte
- 2.3 La grille de première lecture de deuxième année
- 3. Stratégie argumentative et structure implicite
- 3.1 Les structures difficiles des textes de concours
- 3.2 Les liens implicites
- 3.3 Le plan en parties et sous-parties, en temps limité
- 3.4 Le tableau de condensation de deuxième année
- 4. Les voix du texte
- 4.1 Qui parle ?
- 4.2 Attribuer sans nommer
- 4.3 Sur le texte d'Ibn Khaldoun
- 5. Ironie, antiphrase, ton
- 5.1 Reconnaître l'antiphrase
- 5.2 Rendre le sens réel en gardant la visée critique
- 5.3 La concession qui prépare la réfutation
- 6. Modalités et énonciation
- 6.1 Le « je » et le « nous » de l'auteur
- 6.2 La dimension projective
- 6.3 Questions réelles et questions rhétoriques
- 6.4 La thèse qu'on ne partage pas
- Partie B. Écrire au niveau du concours
- 7. Exemples, récits, descriptions, citations, noms propres
- 7.1 L'exemple-étape et l'exemple illustratif
- 7.2 Les séries d'exemples et de noms propres
- 7.3 La citation interne
- 7.4 Le récit et la description qui argumentent
- 7.5 Les exemples de la fin du texte
- 8. Condenser au huitième, au dixième
- 8.1 Les taux réels
- 8.2 Le prorata par mouvement, puis l'ajustement
- 8.3 La répartition sur le texte d'Ibn Khaldoun
- 9. Réduire en deux passes chiffrées
- 9.1 Un premier jet volontairement long
- 9.2 Les mots incompressibles
- 9.3 Une unité en trois états
- 10. Reformuler un raisonnement abstrait dans un style personnel
- 10.1 Ni calque, ni montage, ni jargon
- 10.2 Le mot abstrait juste
- 10.3 Un exemple
- Partie C. Tenir le concours
- 11. Le temps réel
- 12. Se corriger avec les attentes du jury
- 13. La démarche illustrée en entier
- 14. Du résumé aux autres épreuves
- 15. Résumer pour ECRICOME et la BCE
- 15.1 ECRICOME : 250 mots et un titre
- 15.2 Le résumé de 400 mots
Les méthodes du chapitre
Chaque méthode est une fiche : quand l'utiliser, le rappel de cours, les étapes, la rédaction attendue sur la copie, un exemple traité, les erreurs à éviter.
- Lire un texte abstrait : vocabulaire, date, contexte, grille de lecture
- Reconnaître la stratégie argumentative et le type de raisonnement
- Faire apparaître la structure implicite et dresser le plan en parties et sous-parties
- Séparer la voix de l'auteur des voix rapportées et les rendre sans nom superflu
- Rendre une ironie, une antiphrase, une concession ironique
- Garder modalités et énonciation, y compris pour une thèse qu'on ne partage pas
- Trier exemples, récits, descriptions, citations et noms propres
- Répartir 200 mots sur un texte de 1 500 à 2 000 mots, fin comprise
- Réduire en deux passes chiffrées et garder les mots incompressibles
- Reformuler un raisonnement abstrait sans calque ni faux synonyme
- Gérer deux heures sur un texte long
- Relire avec les attentes du jury
- Résumer au format ECRICOME : 250 mots et un titre
- Résumer en 400 mots : contraction HEC et résumé ICN-ISC
Les exercices corrigés
Chaque exercice a ses indications, sa correction rédigée et ce qu'il faut en retenir.
Application directe (16)
- Lire trois consignes de 2e année : fourchette, repères, taux de réduction
- Dix mots abstraits à comprendre avant de reformuler
- Dater un texte et repérer l'anachronisme
- Nommer le type de raisonnement de cinq passages
- Retrouver le lien implicite entre deux phrases
- Qui parle ? Six phrases à attribuer
- Rendre une voix rapportée sans nommer son auteur
- Du discours direct au discours indirect
- Ce que dit la phrase, ce que pense l'auteur : six antiphrases
- Garder la modalité : conditionnel, futur, « il faut »
- Question réelle ou question rhétorique
- Exemple-étape ou exemple illustratif : six cas
- Ramener une série de noms propres à son idée
- La citation interne : supprimer, résumer, garder entre guillemets
- Calculer le taux de réduction et la part de chaque mouvement
- Remplacer un calque, un faux synonyme ou un jargon
Entraînement (22)
- Plan en parties et sous-parties d'un texte à deux thèses opposées
- Le tableau de condensation de 2e année, liens compris
- Rendre une progression par accumulation et reprises
- Résumer un passage qui expose une thèse adverse avant de la réfuter
- Rendre une ironie soutenue sur un paragraphe
- Résumer une thèse qu'on ne partage pas sans l'affaiblir
- Résumer un raisonnement par l'absurde
- Garder ou supprimer les exemples d'un texte entier
- Répartir 200 mots sur un texte de 1 600 mots en trois mouvements
- Premier jet long, puis deux passes chiffrées, sur un paragraphe de 238 mots
- Mots incompressibles et termes à ne pas remplacer
- Reformuler un paragraphe abstrait dans un style personnel
- Résumé guidé de Bastiat en 200 mots
- Résumé guidé d'Ibn Khaldoun sur le revenu de l'empire en 200 mots
- Rétablir une fin sacrifiée
- Ramener 248 mots à 200 sans perdre une voix ni la fin
- Relire contre le texte : voix, ton, modalités
- Préparer le minutage d'un texte de 1 600 mots
- Titrer six résumés selon les critères d'ECRICOME
- Porter un résumé de 200 mots à 250 et le titrer
- Répartir 400 mots sur un texte de 3 300 mots
- « Impersonnel dans le fond comme dans la forme » : corriger six phrases
Approfondissement (6)
- Résumé de Pascal en 200 mots, en 1 h 45
- Résumé de Descartes en 200 mots, en 2 h
- Plan et répartition seulement, en 30 minutes, d'un texte de 2 440 mots
- Résumé de Condorcet en 200 mots, en 2 h
- S'évaluer avec la grille du jury
- Un texte, trois longueurs : 50, 200 et 400 mots
Les problèmes de concours
Des extraits de sujets réels, corrigés en entier, avec la durée conseillée et les méthodes mobilisées.
- Le texte de Gusdorf sur l'expression et la communication
- Le texte de Tocqueville sur l'omnipotence de la majorité
- Le texte de Say sur les débouchés
- Le texte d'Ibn Khaldoun sur l'oppression et la ruine de la prospérité
- Le texte de Simone Weil sur la suppression des partis politiques
- Le texte de Pelluchon sur les Lumières et la démocratie
- Le texte de Guérin sur la main et l'homme augmenté
- Le texte de Todorov sur le pouvoir de la littérature
- Le texte de Gros sur Thoreau et la désobéissance civile
- Le texte de Deschavanne et Tavoillot sur l'identité narrative
- Le texte de Bailly sur le mur
- Le texte de Gusdorf sur la fonction enseignante
- Le texte de Compagnon sur les pouvoirs de la littérature
- Le texte de Lacroix sur la beauté de la nature
- Le texte de Droit sur ce qui nous unit
Questions fréquentes
Combien de mots pour le résumé du CNAEM en deuxième année ?
La consigne du sujet du jour fait foi. Les sujets de 2017, 2019 et 2025 demandaient 200 mots avec une marge de tolérance de 10 %, soit de 180 à 220 mots, un trait vertical tous les 50 mots et le total en bas de la copie, sans titre. Les notices de 2022 à 2026 annoncent « entre 150 et 200 mots » et un décompte précis noté sur la copie. Hors de la marge, le jury de 2024 retire un point par tranche de 5 mots jusqu'à 20 mots, puis applique une sanction très sévère.
Qu'est-ce qui change dans le résumé entre la première et la deuxième année ?
La démarche reste la même ; ce sont les textes qui changent. Le programme de deuxième année demande des textes de 1 500 à 4 000 mots, plus abstraits, souvent construits sur une thèse adverse longue, une concession initiale, un raisonnement par l'absurde ou des liens logiques sous-entendus. Ils font entendre des voix rapportées, de l'ironie et des modalités (conditionnel, futur, « il faut »). La réduction passe d'un cinquième ou d'un sixième à environ un huitième ou un dixième : on résume mouvement par mouvement, plus phrase par phrase.
Comment résumer un texte qui expose une opinion pour la réfuter ?
On distingue la voix de l'auteur de celle qu'il combat. L'opinion réfutée se rend comme voix rapportée, en peu de mots (« Certains soutiennent que… ; or… », « On raconte que… », un mot de distance comme « prétendu ») ; la réfutation et la thèse reçoivent l'essentiel des mots. Le jury de la contraction HEC 2021 relevait des candidats en difficulté « à distinguer les thèses de l'auteur de celles qu'il dénonçait », source de contresens.
Que faire de l'ironie et des exemples dans un résumé ?
Une antiphrase se rend par ce que l'auteur pense réellement, en gardant sa visée critique, sans recopier le trait d'esprit. Devant un exemple, on se demande si le raisonnement perd une étape quand on le supprime : si oui, on garde l'idée qu'il porte, et le nom propre seulement s'il porte cette étape ; sinon, on le supprime. Une série illustrative se ramène à ce qu'elle a en commun ; une citation interne se supprime, sauf si elle est cruciale.
Comment répartir les mots et gérer les deux heures ?
On part du prorata par mouvement, puis on ajuste selon le rôle : plus de mots pour la thèse et la conclusion, moins pour les récits, sans sacrifier la partie centrale ni la fin. On écrit un premier jet d'environ une fois et demie la longueur visée, puis on le réduit en deux passes chiffrées. Pour un texte de 1 800 à 2 000 mots : 55 minutes d'analyse, 30 de premier jet, 25 de réduction et de mise au propre, 10 de contrôle.
Comment compter les mots du résumé ?
Sauf définition donnée par le sujet, l'espace, l'apostrophe et le trait d'union séparent les mots (« c'est-à-dire » compte pour 4, « aujourd'hui » pour 2) ; le « t » euphonique ne compte pas ; un nombre et un sigle comptent pour un mot. Le trait des 50 mots se place après le mot graphique qui contient le 50e mot. Au CNAEM, le total exact s'écrit en bas de la copie ; le jury vérifie le nombre réel de mots.
Comment y accéder
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