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Dynamique des solides et des systèmes en génie mécanique TSI : principe fondamental, stratégie d'isolement et équilibrage dynamique, cours et exercices corrigés

Principe fondamental de la dynamique d'un solide et d'un ensemble dans un référentiel galiléen, graphe de structure et d'analyse, choix des isolements et des équations, couple moteur quand le mouvement est imposé, loi du mouvement quand les efforts sont connus, actions dans les liaisons, résolution numérique, adhérence et basculement, efforts tournants d'un rotor et équilibrage dynamique traité comme application du principe fondamental, sur des systèmes réels des sujets CNC TSI génie mécanique.

Les nombres sont ceux du chapitre complet ; chaque filière voit la partie qui correspond à son programme.

Le principe fondamental de la dynamique relie, dans un référentiel galiléen, les actions extérieures à un ensemble de solides à son torseur dynamique : il donne le théorème de la résultante dynamique et le théorème du moment dynamique. Le chapitre apprend surtout à choisir : tracer le graphe de structure et d'analyse, choisir l'isolement et l'équation qui donnent le couple moteur sans les inconnues des liaisons, puis les actions dans les liaisons ou la loi du mouvement, résolue à la main ou par simulation numérique. Il traite aussi les limites du contact (adhérence, report de charge, basculement) et l'équilibrage dynamique d'un rotor, présenté comme une application du principe fondamental. Il suit le programme de génie mécanique de la TSI2 marocaine et prépare l'épreuve de génie mécanique du CNC, dont les sujets posent presque chaque année une question de démarche, de basculement, d'adhérence ou d'équilibrage. Chaque méthode est rédigée pas à pas, et les exercices et problèmes corrigés partent de sujets réels du CNC.

Ce que tu sauras faire

Quel couple faut-il pour lancer le bol d'un décanteur en quelques secondes, quel effort supporte la tige d'un vérin qui soulève une charge en accélérant, jusqu'à quelle accélération un chariot élévateur reste-t-il sur ses quatre roues, pourquoi les paliers d'un rotor mal équilibré s'usent-ils si vite ? Ces questions demandent les actions mécaniques qui produisent un mouvement, et non plus seulement celles qui maintiennent un équilibre. C'est l'objet de la dynamique : le principe fondamental relie les actions extérieures au torseur dynamique calculé au chapitre « Grandeurs inertielles et cinétiques ». Les sujets du CNC de génie mécanique en posent presque chaque année, avec des questions de démarche, de basculement, d'adhérence et d'équilibrage. À la fin du chapitre, tu dois savoir :

L’essentiel du chapitre Extrait gratuit

Un extrait de la fiche « L'essentiel » du chapitre. Les démonstrations sont dans le cours détaillé.

À retenir Le principe fondamental de la dynamique
  • Dans un référentiel R0R_0 galiléen (le sol, supposé galiléen), pour tout ensemble Σ\Sigma :

    {T(Σˉ→Σ)}={D(Σ/R0)}=∑i{D(Si/R0)},\{\mathcal T(\bar \Sigma \to \Sigma)\} = \{\mathcal D(\Sigma/R_0)\} = \sum_i \{\mathcal D(S_i/R_0)\},

    tous les torseurs écrits au même point.

  • Théorème de la résultante dynamique : R⃗(Σˉ→Σ)=∑imi a⃗(Gi/R0)\vec R(\bar \Sigma \to \Sigma) = \sum_i m_i\,\vec a(G_i/R_0). Exigible sans réserve.

  • Théorème du moment dynamique, en un point AA quelconque : M⃗A(Σˉ→Σ)=∑iδ⃗(A,Si/R0)\vec M_A(\bar \Sigma \to \Sigma) = \sum_i \vec\delta(A,S_i/R_0).

  • Cas simples du moment dynamique (les seuls à savoir, ni exigibles ni évalués au-delà) : rotation autour d'un axe fixe, δ⃗(O)⋅z⃗=J θ¨\vec\delta(O)\cdot\vec z = J\,\ddot\theta ; translation, δ⃗(G)=0⃗\vec\delta(G) = \vec 0 et δ⃗(A)=AG→∧m a⃗(G)\vec\delta(A) = \overrightarrow{AG} \wedge m\,\vec a(G) ailleurs ; masse ponctuelle ; en GG ou en un point fixe sur un axe fixe, la dérivée du scalaire σ⃗⋅u⃗\vec\sigma\cdot\vec u. Tout autre cas est donné par l'énoncé.

  • Le principe fondamental de la statique en est le cas particulier où le torseur dynamique est nul ; la réciproque est fausse.

  • Ensemble de solides : un torseur dynamique par solide, au même point, puis la somme ; jamais de torseur « équivalent ».

À retenir La stratégie d'isolement
  1. Référentiel galiléen dit ; graphe de structure (solides, liaisons), puis graphe d'analyse (pesanteur, actionneurs, inconnues, frontières).
  2. Compter : 6 équations par solide isolé (3 en plan), inconnues de liaison et motrices ; autant d'équations de mouvement que de paramètres de mouvement.
  3. Chaîne ouverte : isoler tout l'aval de la liaison cherchée ; jamais le bâti ; une seule liaison coupée.
  4. Chaîne fermée : d'abord les solides à deux actions (glisseur de direction connue), puis la liaison à beaucoup de zéros, puis des isolements successifs.
  5. Choisir l'équation par les zéros de la liaison coupée :
La règle des zéros : pivot d'axe (A,\vec z), TMD en A sur \vec z ; glissière de direction \vec x, TRD sur \vec x ; sphérique de centre A, TMD en A.
La règle des zéros : pivot d'axe (A,z⃗)(A,\vec z), TMD en AA sur z⃗\vec z ; glissière de direction x⃗\vec x, TRD sur x⃗\vec x ; sphérique de centre AA, TMD en AA.
  1. Une composante non recherchée se marque d'un tiret, jamais d'un zéro.
  2. Une question de démarche se répond par un tableau : ensemble isolé, théorème, point et axe, inconnues évitées.
À retenir Les deux problèmes types
Ce qui est connu Ce qu'on cherche Équation
le mouvement (loi imposée) le couple ou l'effort moteur celle qui élimine les inconnues de liaison
le mouvement les actions dans les liaisons les autres équations de l'isolement
les efforts extérieurs la loi de mouvement une équation de mouvement, sans inconnue de liaison
les efforts, un paramètre constant une position d'équilibre relatif équation de mouvement avec dérivées nulles
  • On n'impose jamais à la fois l'effort et le mouvement dans la même liaison.
  • Loi en trapèze : accélération pendant V/aV/a sur V2/(2a)V^2/(2a) ; durée totale L/V+V/aL/V + V/a.
  • Transmission parfaite de rapport k=ωs/ωek = \omega_s/\omega_e : Ce=k CsC_e = k\,C_s ; on remonte de la charge vers le moteur, en ajoutant sur chaque arbre J ω˙J\,\dot\omega. Le rendement est au chapitre « Approche énergétique ».
  • Levage : T=m(g+z¨)T = m(g + \ddot z), avec z¨\ddot z algébrique sur la verticale ascendante.

Une méthode du chapitre Extrait gratuit

Un exercice corrigé Extrait gratuit

Dans le chapitre complet

Le cours détaillé, toute la fiche « L'essentiel », 19 méthodes, 27 pièges corrigés, la carte mentale, 33 exercices corrigés, 7 problèmes de concours, les fiches à mémoriser et l'assistant qui répond à tes questions. Ce chapitre est offert : il s’ouvre en entier avec un compte d’essai gratuit.

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Plan du cours

Les méthodes du chapitre

Chaque méthode est une fiche : quand l'utiliser, le rappel de cours, les étapes, la rédaction attendue sur la copie, un exemple traité, les erreurs à éviter.

  1. Choisir le référentiel galiléen et écrire le principe fondamental
  2. Tracer le graphe de structure, puis le graphe d'analyse et la frontière
  3. Reconnaître le problème : mouvement imposé ou efforts connus
  4. Compter équations et inconnues avant de calculer
  5. Choisir l'isolement : chaîne ouverte, chaîne fermée, jamais le bâti
  6. Choisir le théorème, le point et l'axe par les zéros, et rédiger la stratégie en tableau
  7. Écrire les quantités d'accélération du programme
  8. Répondre à une question guidée de moment dynamique
  9. Trouver un couple ou un effort moteur quand le mouvement est imposé
  10. Enchaîner les isolements à travers une transmission
  11. Déterminer les actions dans les liaisons
  12. Établir l'équation de mouvement et la résoudre dans les cas simples
  13. Résoudre numériquement une équation de mouvement ou exploiter une simulation
  14. Trouver une position d'équilibre relatif
  15. Vérifier le non-glissement au démarrage ou au freinage
  16. Vérifier le non-basculement, et comparer avec le glissement
  17. Écrire les actions des paliers d'un rotor et reconnaître les termes tournants
  18. Équilibrer un rotor : conditions déduites du principe fondamental, puis deux masses dans deux plans
  19. Contrôler un résultat et répondre sur le document réponse de l'épreuve de génie mécanique

Les exercices corrigés

Chaque exercice a ses indications, sa correction rédigée et ce qu'il faut en retenir.

Application directe (12)

Entraînement (14)

Approfondissement (7)

Les problèmes de concours

Des extraits de sujets réels, corrigés en entier, avec la durée conseillée et les méthodes mobilisées.

Questions fréquentes

Que dit le principe fondamental de la dynamique ?

Dans un référentiel galiléen, celui du sol en génie mécanique, le torseur des actions mécaniques extérieures à un ensemble Σ\Sigma est égal à son torseur dynamique : {T(Σˉ→Σ)}={D(Σ/R0)}\{\mathcal T(\bar\Sigma \to \Sigma)\} = \{\mathcal D(\Sigma/R_0)\}, les deux torseurs étant écrits au même point. Pour un ensemble de solides, on calcule le torseur dynamique de chaque solide, on le transporte au même point, puis on fait la somme. On en tire le théorème de la résultante dynamique, R⃗(Σˉ→Σ)=∑imi a⃗(Gi)\vec R(\bar\Sigma \to \Sigma) = \sum_i m_i\,\vec a(G_i), et le théorème du moment dynamique. Le principe fondamental de la statique en est le cas particulier où le torseur dynamique est nul.

Comment choisir l'isolement et l'équation à écrire ?

On trace d'abord le graphe de structure et d'analyse : solides, liaisons, pesanteur, actionneurs et frontière d'isolement. Dans une chaîne ouverte, pour l'action ou le couple d'une liaison, on isole tout ce qui est après cette liaison en partant du bâti, jamais le bâti. On choisit ensuite l'équation par les zéros de la liaison coupée : pour une liaison pivot d'axe (A,z⃗)(A,\vec z), le théorème du moment dynamique en AA en projection sur z⃗\vec z ; pour une liaison glissière de direction x⃗\vec x, le théorème de la résultante dynamique en projection sur x⃗\vec x. Une question de démarche se répond par un tableau : ensemble isolé, théorème, point et axe, inconnues évitées.

Le moment dynamique est-il au programme de génie mécanique TSI ?

Le programme dit que sa détermination peut être introduite sur quelques cas simples sans que sa maîtrise soit exigible ni évaluée. On retient les cas simples : rotation autour d'un axe fixe, δ⃗(O)⋅z⃗=J θ¨\vec\delta(O)\cdot\vec z = J\,\ddot\theta ; translation, moment dynamique nul en GG seulement et égal à AG→∧m a⃗(G)\overrightarrow{AG} \wedge m\,\vec a(G) en un autre point AA ; masse ponctuelle. Les autres moments dynamiques sont donnés par l'énoncé ou demandés par une question guidée.

Comment savoir si un solide glisse ou bascule quand il accélère ?

On isole le solide, en translation, dans le référentiel du sol. Le théorème de la résultante dynamique et le théorème du moment dynamique en GG donnent les actions de contact. Pour un bloc posé sur un plateau qui accélère de aa, avec GG à la hauteur hh et à la distance horizontale dd de l'arête de basculement, il glisse si a>f ga > f\,g et bascule si a>g d/ha > g\,d/h : la plus petite des deux limites décide. Pour un véhicule, l'accélération charge les roues arrière et décharge l'avant, ce qui change la limite d'adhérence des roues motrices.

Quand un rotor est-il équilibré dynamiquement ?

Le programme demande l'équilibrage dynamique comme application du principe fondamental. En écrivant le principe fondamental d'un rotor en liaison pivot, les actions des paliers ne dépendent plus de la vitesse ni de l'accélération si et seulement si deux conditions sont remplies : le centre d'inertie est sur l'axe (première condition, dite équilibrage statique) et l'axe est principal d'inertie, c'est-à-dire que les deux produits d'inertie qui contiennent la coordonnée de l'axe sont nuls (D=E=0D = E = 0 pour l'axe z⃗\vec z). Sinon, les paliers reçoivent des efforts qui tournent avec le rotor et croissent comme le carré de la vitesse.

Pourquoi faut-il deux masselottes dans deux plans pour équilibrer un rotor ?

L'équilibrage dynamique impose quatre équations : deux pour ramener le centre d'inertie sur l'axe, deux pour annuler les produits d'inertie. Une seule masse peut ramener le centre d'inertie sur l'axe, mais elle laisse en général les produits ; deux masses dans le même plan ne suffisent pas non plus. Deux masses dans deux plans différents suffisent : on choisit les plans et les rayons, on calcule les masses et les angles, et l'on place chaque angle par les signes de son cosinus et de son sinus, jamais par la seule tangente, qui le donne à 180° près.

Peut-on déterminer les actions mécaniques par simulation numérique ?

Oui, le programme de génie mécanique l'admet : la détermination des actions mécaniques inconnues peut être menée par un outil de simulation numérique. Un logiciel écrit le principe fondamental pour chaque solide à chaque pas de temps et rend le couple moteur et les actions des liaisons en fonction du temps. Le même travail se fait en quelques lignes de Python par la méthode d'Euler, qu'on valide d'abord sur un cas à solution exacte, puis en divisant le pas jusqu'à ce que le résultat ne change plus.

Comment y accéder

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