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Prepa Help › Cours › Mathématiques, 1re année

Nombres réels et suites numériques : inégalités, borne supérieure, partie entière, limites, suites monotones et adjacentes

Inégalités dans R, valeur absolue, partie entière, approximations décimales, borne supérieure ; suites réelles : limites, opérations, théorèmes de comparaison, suites monotones et adjacentes, dichotomie, suites extraites, suites arithmétiques et géométriques ; selon la classe, suites arithmético-géométriques, suites complexes, récurrences linéaires d'ordre 2, densité, théorème de Bolzano-Weierstrass.

Les nombres sont ceux du chapitre complet ; chaque filière voit la partie qui correspond à son programme.

Toute l'analyse repose sur deux outils de ce chapitre : les inégalités dans R\mathbb{R} et la borne supérieure. Toute partie non vide et majorée de R\mathbb{R} admet une borne supérieure, le plus petit de ses majorants ; c'est elle qui démontre le théorème de la limite monotone : une suite croissante et majorée converge. Le chapitre étudie la valeur absolue, la partie entière ⌊x⌋\lfloor x \rfloor et les approximations décimales d'un réel, puis la limite d'une suite (définition, opérations, passage à la limite, théorème d'encadrement), les suites adjacentes, la dichotomie et les suites extraites. Il est au programme de toutes les classes de maths sup (MPSI, PCSI, TSI1, MP2I, PTSI, TPC1), au Maroc comme en France ; les suites arithmético-géométriques, les suites complexes, les récurrences linéaires d'ordre 2, la densité et le théorème de Bolzano-Weierstrass n'y sont étudiés que dans certaines classes. Ces notions reviennent dans tous les sujets d'analyse du CNC et des concours français.

Ce que tu sauras faire

Les nombres réels et les suites sont le socle de toute l'analyse : chaque limite, chaque continuité, chaque intégrale de l'année repose sur les inégalités et sur la borne supérieure. À la fin, tu dois savoir :

L’essentiel du chapitre Extrait gratuit

Un extrait de la fiche « L'essentiel » du chapitre. Les démonstrations sont dans le cours détaillé.

À retenir Inégalités dans R\mathbb{R}
  • On peut ajouter des inégalités de même sens, multiplier des inégalités entre réels positifs, passer à l'inverse entre réels strictement positifs en changeant le sens, appliquer une fonction croissante (le sens reste) ou décroissante (le sens change).
  • On ne soustrait pas et on ne divise pas membre à membre : pour x−yx - y, on encadre −y-y, puis on ajoute.
  • Un quotient de positifs se majore en majorant le numérateur et en minorant le dénominateur.
  • On n'élève au carré qu'une inégalité entre réels positifs.
À retenir Valeur absolue
  • ∣x−a∣≤ε\lvert x - a \rvert \leq \varepsilon équivaut à a−ε≤x≤a+εa - \varepsilon \leq x \leq a + \varepsilon ; ∣x−y∣\lvert x - y \rvert est la distance de xx à yy.
  • ∣x+y∣≤∣x∣+∣y∣\lvert x + y \rvert \leq \lvert x \rvert + \lvert y \rvert ; et ∣∣x∣−∣y∣∣\big\lvert \lvert x \rvert - \lvert y \rvert \big\rvert est au plus égal à ∣x−y∣\lvert x - y \rvert.
  • max⁡(x,y)=x+y+∣x−y∣2\max(x, y) = \frac{x + y + \lvert x - y \rvert}{2}, min⁡(x,y)=x+y−∣x−y∣2\min(x, y) = \frac{x + y - \lvert x - y \rvert}{2} ; ∣sin⁡x∣≤∣x∣\lvert \sin x \rvert \leq \lvert x \rvert.
À retenir Archimède, partie entière, décimaux
  • Propriété d'Archimède : pour a>0a > 0 et bb réel, il existe n∈Nn \in \mathbb{N} tel que na>bna > b.
  • ⌊x⌋\lfloor x \rfloor est l'unique entier nn tel que n≤x<n+1n \leq x < n + 1 ; aussi x−1<⌊x⌋≤xx - 1 < \lfloor x \rfloor \leq x.
  • ⌊x+k⌋=⌊x⌋+k\lfloor x + k \rfloor = \lfloor x \rfloor + k pour k∈Zk \in \mathbb{Z} ; ⌊−3,7⌋=−4\lfloor -3{,}7 \rfloor = -4.
  • dn(x)=⌊10nx⌋10nd_n(x) = \frac{\lfloor 10^nx \rfloor}{10^n} vérifie dn(x)≤x<dn(x)+10−nd_n(x) \leq x < d_n(x) + 10^{-n} et dn(x)→xd_n(x) \to x : tout réel est limite d'une suite de rationnels.
À retenir Borne supérieure
  • sup⁡X\sup X est le plus petit des majorants de XX. Toute partie non vide et majorée de R\mathbb{R} a une borne supérieure (admis).
  • Caractérisation : M=sup⁡XM = \sup X si et seulement si MM majore XX et, pour tout ε>0\varepsilon > 0, il existe x∈Xx \in X tel que x>M−εx > M - \varepsilon.
  • Si XX a un maximum, c'est sa borne supérieure ; sup⁡ [0,1[=1\sup\,[0, 1[ = 1 sans maximum.
  • En TSI1 et TPC1 de France, la borne supérieure sert à démontrer le théorème de la limite monotone ; aucun développement n'est attendu.
À retenir Limites
  • un→ℓu_n \to \ell : pour tout ε>0\varepsilon > 0, il existe NN tel que ∣un−ℓ∣≤ε\lvert u_n - \ell \rvert \leq \varepsilon pour tout n≥Nn \geq N. un→+∞u_n \to +\infty : pour tout AA, il existe NN tel que un≥Au_n \geq A pour tout n≥Nn \geq N.
  • La limite est unique ; une suite convergente est bornée ; si ℓ>0\ell > 0, un>ℓ2u_n > \frac{\ell}{2} à partir d'un rang.
  • Opérations : somme, produit, quotient (limite du dénominateur non nulle). Formes indéterminées : ∞−∞\infty - \infty, 0×∞0 \times \infty, ∞∞\frac{\infty}{\infty}, 00\frac00, 1∞1^\infty.
  • Suite bornée fois suite de limite nulle : limite nulle.
  • Avant le chapitre « Limites et continuité », pas de « f(un)→f(ℓ)f(u_n) \to f(\ell) » : on passe par les opérations ou par des inégalités.

Une méthode du chapitre Extrait gratuit

Un exercice corrigé Extrait gratuit

Dans le chapitre complet

Le cours détaillé, toute la fiche « L'essentiel », 20 méthodes, 25 pièges corrigés, la carte mentale, 51 exercices corrigés, 5 problèmes de concours, les fiches à mémoriser et l'assistant qui répond à tes questions. Les trois premiers chapitres de chaque matière sont offerts avec un compte d’essai gratuit.

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Plan du cours

Les méthodes du chapitre

Chaque méthode est une fiche : quand l'utiliser, le rappel de cours, les étapes, la rédaction attendue sur la copie, un exemple traité, les erreurs à éviter.

  1. Manipuler des inégalités : majorer, minorer une somme, un produit, un quotient
  2. Résoudre une inéquation
  3. Utiliser la partie entière
  4. Déterminer une borne supérieure ou inférieure
  5. Étudier le sens de variation d'une suite
  6. Démontrer une limite par la définition
  7. Calculer une limite par les opérations
  8. Utiliser un encadrement ou une majoration de l'écart
  9. Montrer qu'une suite diverge
  10. Utiliser le théorème de la limite monotone, puis trouver la limite
  11. Montrer que deux suites sont adjacentes et encadrer leur limite
  12. Étudier les suites extraites d'indices pairs et impairs
  13. Approcher un réel par décimaux ou par dichotomie
  14. Représenter une suite un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n) et la démontrer sur un exemple guidé
  15. Résoudre une récurrence arithmético-géométrique
  16. Résoudre une récurrence linéaire d'ordre 2
  17. Étudier une suite complexe
  18. Approcher une borne supérieure par une suite d'éléments
  19. Montrer qu'une partie est dense
  20. Appliquer le théorème de Bolzano-Weierstrass

Les exercices corrigés

Chaque exercice a ses indications, sa correction rédigée et ce qu'il faut en retenir.

Application directe (19)

Entraînement (23)

Approfondissement (9)

Les problèmes de concours

Des extraits de sujets réels, corrigés en entier, avec la durée conseillée et les méthodes mobilisées.

Questions fréquentes

Comment trouver la borne supérieure d'une partie de R ?

On vérifie d'abord que la partie XX est non vide et majorée : elle admet alors une borne supérieure, le plus petit de ses majorants. On devine un candidat MM, on montre que MM majore XX, puis que pour tout ε>0\varepsilon > 0 il existe x∈Xx \in X tel que x>M−εx > M - \varepsilon : c'est la caractérisation de la borne supérieure. Par exemple, X={1−1n; n∈N∗}X = \left\{1 - \frac1n ;\ n \in \mathbb{N}^*\right\} a pour borne supérieure 11, qui n'est pas atteinte. Une borne supérieure n'est un maximum que si elle appartient à la partie : sup⁡ [0,1[=1\sup\,[0, 1[ = 1 et 1∉[0,1[1 \notin [0, 1[.

Comment utiliser la partie entière d'un réel ?

La partie entière ⌊x⌋\lfloor x \rfloor est l'unique entier nn tel que n≤x<n+1n \leq x < n + 1 ; on a aussi x−1<⌊x⌋≤xx - 1 < \lfloor x \rfloor \leq x, et ⌊x+k⌋=⌊x⌋+k\lfloor x + k \rfloor = \lfloor x \rfloor + k pour tout entier kk. Pour un négatif non entier, on descend à l'entier inférieur : ⌊−3,7⌋=−4\lfloor -3{,}7 \rfloor = -4. La partie entière n'est pas additive : pour x=y=0,6x = y = 0{,}6, ⌊x+y⌋=1\lfloor x + y \rfloor = 1 alors que ⌊x⌋+⌊y⌋=0\lfloor x \rfloor + \lfloor y \rfloor = 0. Pour résoudre une équation qui la contient, on pose nn la valeur de la partie entière et on écrit l'encadrement.

Comment montrer qu'une suite converge ?

Selon la forme de la suite : les opérations sur les limites (factoriser le terme dominant, quantité conjuguée) ; le théorème d'encadrement, si vn≤un≤wnv_n \leq u_n \leq w_n avec vnv_n et wnw_n de même limite ℓ\ell ; une majoration ∣un−ℓ∣≤vn\lvert u_n - \ell \rvert \leq v_n avec vn→0v_n \to 0 ; le théorème de la limite monotone ; les suites adjacentes. Le théorème d'encadrement donne l'existence de la limite, alors que le passage à la limite dans une inégalité la suppose : on montre toujours que la limite existe avant de la calculer.

Que dit le théorème de la limite monotone ?

Une suite croissante et majorée converge, vers la borne supérieure de l'ensemble de ses termes ; une suite croissante non majorée tend vers +∞+\infty ; de même, une suite décroissante et minorée converge. Le théorème donne l'existence de la limite, pas sa valeur : la suite (1−1n)\left(1 - \frac1n\right) est croissante, majorée par 22, et tend vers 11. Pour trouver la limite, on passe ensuite à la limite dans une relation qui lie les termes.

Quand deux suites sont-elles adjacentes ?

Deux suites réelles (un)(u_n) et (vn)(v_n) sont adjacentes si l'une est croissante, l'autre décroissante, et si vn−un→0v_n - u_n \to 0. Elles convergent alors vers une même limite ℓ\ell, et si (un)(u_n) croît et (vn)(v_n) décroît, un≤ℓ≤vnu_n \leq \ell \leq v_n pour tout nn : on obtient un encadrement de ℓ\ell à la précision vn−unv_n - u_n. C'est le principe de la dichotomie : pour ff continue sur [a,b][a, b] avec f(a)f(b)≤0f(a)f(b) \leq 0, elle approche une solution de f(x)=0f(x) = 0 avec des intervalles de longueur b−a2n\frac{b - a}{2^n}.

À quoi servent les suites extraites ?

Une suite extraite de (un)(u_n) s'écrit (uφ(n))(u_{\varphi(n)}), avec φ\varphi strictement croissante de N\mathbb{N} dans N\mathbb{N}, comme (u2n)(u_{2n}) et (u2n+1)(u_{2n+1}). Si (un)(u_n) tend vers ℓ\ell, toutes ses suites extraites tendent vers ℓ\ell : deux suites extraites de limites différentes prouvent donc la divergence, comme pour ((−1)n)((-1)^n). Si (u2n)(u_{2n}) et (u2n+1)(u_{2n+1}) ont la même limite ℓ\ell, alors un→ℓu_n \to \ell. Le théorème de Bolzano-Weierstrass, selon lequel toute suite bornée a une suite extraite convergente, n'est au programme qu'en MPSI (Maroc et France) et en MP2I.

Comment étudier une suite arithmético-géométrique ?

Pour un+1=aun+bu_{n+1} = au_n + b avec a≠1a \neq 1, on cherche la solution constante c=b1−ac = \frac{b}{1 - a} ; la suite (un−c)(u_n - c) est géométrique de raison aa, donc un=c+an(u0−c)u_n = c + a^n(u_0 - c), et un→cu_n \to c si −1<a<1-1 < a < 1. Ces suites sont au programme de toutes les classes sauf la TSI1 de France. Les récurrences linéaires d'ordre 2 un+2=αun+1+βunu_{n+2} = \alpha u_{n+1} + \beta u_n avec β≠0\beta \neq 0, résolues par l'équation caractéristique x2=αx+βx^2 = \alpha x + \beta, et les suites complexes ne sont pas au programme de TSI1 et TPC1 en France.

Comment y accéder

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