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Prepa Help › Cours › Sciences industrielles (SI), 1re année

Transmetteurs de puissance et trains d'engrenages : cours, méthodes et exercices corrigés

Fonction transmettre, transmetteurs usuels (engrenages, poulies-courroie, roues de friction, pignon-crémaillère, vis-écrou, roue et vis sans fin, cames, joints de cardan), rapport de transmission, engrenages cylindriques et coniques, trains simples, réducteurs, trains épicycloïdaux et formule de Willis, réversibilité et rendement annoncés.

Les nombres sont ceux du chapitre complet ; chaque filière voit la partie qui correspond à son programme.

Entre le moteur et l'effecteur, un transmetteur adapte la vitesse, change parfois le sens ou la direction de l'axe, ou transforme une rotation en translation. Ce chapitre établit leur loi entrée-sortie : le rapport de transmission, les engrenages et leur module, les trains d'engrenages simples, les poulies et courroies, la chaîne, la roue et vis sans fin, le pignon-crémaillère et la vis-écrou, puis les trains épicycloïdaux et la relation de Willis. Il fait partie du programme de sciences industrielles de MPSI et PCSI au Maroc, au deuxième trimestre, et de MPSI, PCSI, MP2I, PTSI et TSI en France. On y trouve le signe d'un engrenage et des axes non parallèles, la roue intermédiaire, le réducteur coaxial, la loi d'une chaîne complète, le porte-axe mobile, les configurations d'un train épicycloïdal, la réversibilité, un programme Python qui choisit des nombres de dents, puis des exercices corrigés tirés de sujets réels.

Ce que tu sauras faire

Un moteur électrique tourne à 1 440 tr/min ; le tambour qui entraîne la bande d'un tapis élévateur doit tourner à 60 tr/min. Entre les deux, un réducteur. Un vélo, une grue, un robot, une éolienne ont tous, entre l'actionneur et l'effecteur, un transmetteur qui change la vitesse, parfois le sens, parfois la nature du mouvement. À la fin du chapitre, tu dois savoir :

L’essentiel du chapitre Extrait gratuit

Un extrait de la fiche « L'essentiel » du chapitre. Les démonstrations sont dans le cours détaillé.

À retenir Transmetteurs et rapport de transmission
  • Un transmetteur se caractérise par ses mouvements (rotation, translation), ses axes (parallèles, concourants, orthogonaux non concourants), son mode (adhérence, qui peut glisser ; obstacle, qui ne glisse pas) et sa réversibilité.
  • k=ωs/0ωe/0k = \frac{\omega_{s/0}}{\omega_{e/0}} : réducteur si ∣k∣<1\lvert k\rvert < 1, multiplicateur si ∣k∣>1\lvert k\rvert > 1 ; écrire d'abord la définition de l'énoncé (certains sujets prennent entrée sur sortie).
  • NN tr/min =2πN60= \frac{2\pi N}{60} rad/s.
À retenir Engrenages
  • Les cercles primitifs roulent sans glisser : rapport de deux roues de friction de rayons les rayons primitifs.
  • D=mZD = mZ, R=mZ2R = \frac{mZ}{2}, pas p=πmp = \pi m ; deux roues qui engrènent ont le même module.
  • Extérieur : ω2/0ω1/0=−Z1Z2\frac{\omega_{2/0}}{\omega_{1/0}} = -\frac{Z_1}{Z_2}, a=m(Z1+Z2)2a = \frac{m(Z_1 + Z_2)}{2} ; intérieur : +Z1Z2+\frac{Z_1}{Z_2}, a=m(Z2−Z1)2a = \frac{m(Z_2 - Z_1)}{2}.
  • Axes non parallèles (conique, roue et vis) : pas de signe sans vecteurs orientés ; jamais de comptage des contacts.
À retenir Trains simples
  • Tous les axes fixes par rapport au bâti : k=(−1)n ∏Zmenantes∏Zmeneˊesk = (-1)^n\,\frac{\prod Z_{\text{menantes}}}{\prod Z_{\text{menées}}}, nn contacts extérieurs, axes parallèles, parcours depuis l'entrée.
  • Roue folle (menée puis menante) : change le sens, pas la valeur.
  • Réducteur coaxial : m12(Z1+Z2)=m34(Z3+Z4)m_{12}(Z_1 + Z_2) = m_{34}(Z_3 + Z_4).
À retenir Autres transmetteurs
  • Poulies et courroie : ω2/0ω1/0=R1R2\frac{\omega_{2/0}}{\omega_{1/0}} = \frac{R_1}{R_2}, même sens (croisée : sens inverse) ; hypothèse de non-glissement écrite ; courroie crantée et chaîne synchrones.
  • Roue et vis sans fin : ∣k∣=nvZr\lvert k\rvert = \frac{n_v}{Z_r} ; forte réduction ; peut être irréversible.
  • Pignon-crémaillère : V=R ω=mZ2 ωV = R\,\omega = \frac{mZ}{2}\,\omega. Vis-écrou : ∣V∣=p2π ∣ω∣\lvert V\rvert = \frac{p}{2\pi}\,\lvert\omega\rvert ; signe par le sens d'hélice ; règle d'un tour.
  • Joint de cardan : tan⁡θ2=tan⁡θ1cos⁡α\tan\theta_2 = \frac{\tan\theta_1}{\cos\alpha}, rapport entre cos⁡α\cos\alpha et 1cos⁡α\frac{1}{\cos\alpha} ; double cardan bien monté : homocinétique. Oldham : arbres parallèles décalés, rapport 1.
À retenir Chaînes et porte-axe mobile
  • Loi d'une chaîne : produit des rapports et des constantes, chaque hypothèse écrite, unité vérifiée, conclusion sur l'exigence.
  • Rapport de dents valable seulement dans le référentiel où les axes sont fixes ; puis ωi/j=ωi/0−ωj/0\omega_{i/j} = \omega_{i/0} - \omega_{j/0}.
À retenir Trains épicycloïdaux de type 1
  • Satellite : roue dont l'axe est mobile ; planétaire intérieur, couronne, porte-satellite.
  • Par rapport au porte-satellite, axes fixes : roulement sans glissement aux deux contacts, puis composition.
  • Raison basique λ=ωs/0−ωps/0ωe/0−ωps/0\lambda = \frac{\omega_{s/0} - \omega_{ps/0}}{\omega_{e/0} - \omega_{ps/0}} ; type 1, du planétaire vers la couronne : λ=−ZpZc\lambda = -\frac{Z_p}{Z_c}.
  • Relation de Willis : ωs/0−λ ωe/0+(λ−1) ωps/0=0\omega_{s/0} - \lambda\,\omega_{e/0} + (\lambda - 1)\,\omega_{ps/0} = 0 ; contrôle « tout en bloc ».
  • Couronne fixe, entrée planétaire, sortie porte-satellite : ZpZp+Zc\frac{Z_p}{Z_p + Z_c} ; porte-satellite fixe : λ\lambda ; planétaire fixe, entrée porte-satellite, sortie couronne : 1−λ1 - \lambda.
  • Coaxialité Zc=Zp+2ZsZ_c = Z_p + 2Z_s ; nombre de satellites sans effet sur les vitesses ; étages en série : rapports multipliés.

Une méthode du chapitre Extrait gratuit

Un exercice corrigé Extrait gratuit

Dans le chapitre complet

Le cours détaillé, toute la fiche « L'essentiel », 18 méthodes, 20 pièges corrigés, la carte mentale, 39 exercices corrigés, 6 problèmes de concours, les fiches à mémoriser et l'assistant qui répond à tes questions. Les trois premiers chapitres de chaque matière sont offerts avec un compte d’essai gratuit.

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Plan du cours

Les méthodes du chapitre

Chaque méthode est une fiche : quand l'utiliser, le rappel de cours, les étapes, la rédaction attendue sur la copie, un exemple traité, les erreurs à éviter.

  1. Identifier et classer un transmetteur
  2. Écrire un rapport de transmission algébrique et conclure
  3. Établir le rapport d'un engrenage par le roulement sans glissement
  4. Exploiter module, nombres de dents et entraxe
  5. Donner le signe d'un engrenage
  6. Calculer le rapport d'un train simple
  7. Poulies et courroie, pignons et chaîne
  8. Roue et vis sans fin
  9. Pignon-crémaillère et vis-écrou : la règle d'un tour
  10. Écrire la loi d'une chaîne de transmission complète
  11. Transmission dont le porte-axe tourne
  12. Reconnaître un train épicycloïdal et nommer ses éléments
  13. Établir la relation d'un train de type 1 par la composition des mouvements
  14. Calculer la raison basique et écrire la relation de Willis
  15. Obtenir le rapport d'un réducteur épicycloïdal et conclure
  16. Annoncer la réversibilité et le rendement sans les calculer
  17. Choisir des nombres de dents et vérifier un train en Python
  18. Exploiter un train épicycloïdal à deux entrées ou à plusieurs rapports

Les exercices corrigés

Chaque exercice a ses indications, sa correction rédigée et ce qu'il faut en retenir.

Application directe (15)

Entraînement (18)

Approfondissement (6)

Les problèmes de concours

Des extraits de sujets réels, corrigés en entier, avec la durée conseillée et les méthodes mobilisées.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le rapport de transmission ?

Pour un transmetteur de rotation en rotation, c'est k=ωs/0ωe/0k = \frac{\omega_{s/0}}{\omega_{e/0}}, vitesse de sortie sur vitesse d'entrée par rapport au bâti. C'est un réducteur si ∣k∣<1\lvert k\rvert < 1, un multiplicateur si ∣k∣>1\lvert k\rvert > 1 ; pour des axes parallèles, un rapport négatif signifie que la sortie tourne en sens inverse. Certains sujets définissent le rapport à l'envers, entrée sur sortie : on recopie toujours la définition de l'énoncé avant de calculer.

Que valent le module, le diamètre primitif et l'entraxe d'un engrenage ?

Une roue de ZZ dents et de module mm a un diamètre primitif D=mZD = mZ et un pas p=πmp = \pi m. Deux roues qui engrènent ont le même module. L'entraxe vaut a=m(Z1+Z2)2a = \frac{m(Z_1 + Z_2)}{2} pour un contact extérieur et a=m(Z2−Z1)2a = \frac{m(Z_2 - Z_1)}{2} pour un contact intérieur, Z2Z_2 étant la couronne. Ces grandeurs servent à vérifier une condition de montage ou à trouver un nombre de dents.

Comment calculer le rapport d'un train d'engrenages simple ?

Si tous les axes sont fixes par rapport au bâti et parallèles, k=(−1)n ∏Zmenantes∏Zmeneˊesk = (-1)^n\,\frac{\prod Z_{\text{menantes}}}{\prod Z_{\text{menées}}}, où nn est le nombre de contacts extérieurs. On classe les roues en parcourant le train depuis l'entrée. Une roue intermédiaire, menée puis menante, se simplifie : elle ne change que le sens de rotation.

Comment obtenir le signe d'un engrenage conique ou d'une roue et vis ?

La règle (−1)n(-1)^n ne vaut que pour des axes parallèles. Pour un engrenage conique, on oriente les deux axes par des vecteurs et l'on écrit le roulement sans glissement au point de contact depuis le sommet commun ; le signe dépend des vecteurs choisis. Pour une roue et vis, on regarde la dent en prise comme un écrou guidé sur la vis qui tourne sur place, et le sens d'hélice donne le sens de rotation de la roue.

Quelle est la loi d'une vis-écrou et d'un pignon-crémaillère ?

Un tour de vis fait avancer l'écrou d'un pas pp : ∣V∣=p2π ∣ω∣\lvert V\rvert = \frac{p}{2\pi}\,\lvert\omega\rvert, avec ω\omega en rad/s ; le signe dépend du sens d'hélice et du solide qui tourne. Un tour du pignon fait avancer la crémaillère d'un périmètre primitif : V=R ω=mZ2 ωV = R\,\omega = \frac{mZ}{2}\,\omega. Oublier le facteur 2π2\pi ou prendre le diamètre pour le rayon sont les deux erreurs les plus fréquentes.

Qu'est-ce que la relation de Willis ?

C'est la relation entre les trois vitesses d'un train épicycloïdal : ωs/0−λ ωe/0+(λ−1) ωps/0=0\omega_{s/0} - \lambda\,\omega_{e/0} + (\lambda - 1)\,\omega_{ps/0} = 0, où ee et ss sont deux planétaires et psps le porte-satellite. La raison basique λ\lambda est le rapport du train simple obtenu en se plaçant sur le porte-satellite : pour un train de type 1, du planétaire vers la couronne, λ=−ZpZc\lambda = -\frac{Z_p}{Z_c}. Contrôle rapide : si tout tourne en bloc, la relation est vérifiée.

Comment calculer le rapport d'un réducteur épicycloïdal ?

On écrit la relation de Willis, puis on annule la vitesse de l'élément bloqué. Pour un train de type 1 à couronne fixe, entraîné par le planétaire, le porte-satellite tourne dans le même sens au rapport ZpZp+Zc\frac{Z_p}{Z_p + Z_c}. La condition de coaxialité impose Zc=Zp+2ZsZ_c = Z_p + 2Z_s. Plusieurs étages en série multiplient leurs rapports ; le nombre de satellites ne change pas les vitesses.

Le rendement intervient-il dans le rapport de transmission ?

Non. Le rapport est une relation entre vitesses, imposée par la géométrie ; le rendement est un rapport de puissances, utilisé pour les couples et les bilans d'énergie. Un transmetteur réversible peut être entraîné par sa sortie : c'est le cas des engrenages et des poulies ; une roue et vis sans fin ou une vis-écrou à faible pas peuvent être irréversibles, alors qu'une vis à billes est réversible.

Comment y accéder

Ce chapitre fait partie de l'accès complet. Les trois premiers chapitres de chaque matière sont offerts avec un compte d'essai gratuit. Créer un compte d'essai ou se connecter. Pour l'accès complet, les tarifs ou une question, écris-nous sur WhatsApp.

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