La dissertation de culture générale en deuxième année ECS et ECT : la méthode du concours
La dissertation de culture générale du CNAEM en deuxième année : analyser un sujet bref, construire la problématique, bâtir un plan qui progresse, mobiliser des références analysées, rédiger en temps limité, et les dissertations des concours français
- 19méthodes
- 44exercices corrigés
- 18problèmes
- 18pièges
- 38figures
Au CNAEM, la dissertation de culture générale dure 3 heures, avec un coefficient 3 sur 30 en ECS comme en ECT, plus que le résumé. Le sujet est une citation d'auteur, entre guillemets, avec l'auteur, l'œuvre et la date, sans consigne écrite : il faut la situer, la reformuler et la discuter dans le cadre du thème de l'année. Ce chapitre de français et culture générale de deuxième année (ECS2, ECT2, ECG2) construit la méthode étape par étape : reconnaître la forme du sujet, lire un énoncé jusque dans sa ponctuation, définir par distinctions, passer du paradoxe à une seule problématique, bâtir un plan qui progresse, analyser une référence au lieu de la citer, rédiger sans numéros ni titres, tenir les trois heures. Il s'appuie sur la notice du CNAEM 2026 et le rapport du jury de 2024 et, pour l'ISCAE (2 heures), la BCE et ECRICOME (4 heures), sur les sujets et les rapports des jurys.
Ce que tu sauras faire
En première année, tu as appris ce qu'est une dissertation : une discussion argumentée d'une question, et non une récitation ni une opinion. En deuxième année, la démarche reste la même ; ce qui change, ce sont les sujets, le temps et l'exigence des jurys : une citation d'auteur en trois heures au CNAEM, un énoncé bref en quatre heures dans les concours français. Ce chapitre t'apprend à :
- reconnaître la forme d'un sujet de concours et la stratégie qu'elle appelle ;
- lire un énoncé jusque dans sa ponctuation et ses petits mots ;
- analyser une citation d'auteur au format du CNAEM ;
- passer d'un paradoxe à une problématique précise ;
- bâtir un plan qui progresse et une dernière partie qui redéfinit le problème ;
- analyser une référence au lieu de la citer ;
- rédiger en trois heures et te corriger avec les attentes des jurys.
L'essentiel : Les épreuves Extrait gratuit
Une méthode du chapitre Extrait gratuit
Après le bilan de l'analyse, avant l'inventaire des références.
Réponse spontanée, ce qu'elle oublie, paradoxe, puis une seule question (cours, section 8). La cascade de questions est reprochée par le CNAEM 2024 et par ECRICOME 2026.
- Écrire la réponse qui vient d'abord.
- Écrire ce qu'elle oublie ou ce qui la contredit.
- Formuler le paradoxe en une phrase : « on pense que…, pourtant… ».
- En tirer une seule question, que l'on ne peut pas trancher d'évidence.
- Vérifier qu'elle contient les mots du sujet.
« Il faudra donc se demander si l'absence de héros dit la fin d'une admiration, ou seulement la fin d'une certaine manière d'admirer. »
« Les héros sont-ils morts ? » (ECRICOME 2012, sujet hors thème). Réponse spontanée : oui, notre époque ne croit plus aux héros. Ce qu'elle oublie : on n'a jamais tant célébré de figures admirées. Paradoxe : les héros semblent avoir disparu, et pourtant l'admiration n'a jamais été aussi répandue. Problématique : l'absence de héros dit-elle la fin de l'admiration, ou seulement la fin d'une certaine manière d'admirer ?
- Trois ou quatre questions juxtaposées.
- Une question fermée plaquée devant le sujet (« En quoi les héros sont-ils morts ? »).
- Une problématique qui ne découle pas de l'analyse.
Exercices 9, 10, 18, 19 et 21.
Un exercice corrigé Extrait gratuit
Le jury du CNAEM 2024 reproche les problématiques posées « sous forme de plusieurs questions » (rapport, p. 5) ; celui d'ECRICOME 2026 écrit que « Multiplier les questions ne consiste pas à déployer un questionnement » (annales, p. 16). Voici trois problématiques construites sur ce modèle. Pour chacune, ramener la cascade à une seule question directrice, qui contienne les mots du sujet et naisse d'un paradoxe, puis dire quelles questions de la cascade deviennent des questions de parties.
- Sujet : « En quel sens peut-on dire d'une chose qu'elle est vraie ? » Cascade : « Qu'est-ce que la vérité ? Une chose peut-elle être vraie ? La vérité est-elle relative ? Peut-on connaître la vérité ? »
- Sujet : « Qu'est-ce qu'une vie animale ? » Cascade : « L'animal a-t-il une conscience ? L'homme est-il un animal ? Faut-il respecter les animaux ? Qu'est-ce que vivre ? »
- Sujet : « Faut-il se libérer de la mémoire ? » Cascade : « Qu'est-ce que la mémoire ? Peut-on oublier ? Le passé nous enferme-t-il ? Faut-il pardonner ? »
Garder d'abord les questions qui portent sur les mots du sujet ; rayer celles qui en sortent (« Faut-il respecter les animaux ? »). Chercher ensuite la tension entre les questions gardées : la question directrice la formule.
- Paradoxe : la vérité semble appartenir aux jugements, et pourtant nous parlons tous les jours de « vrais » amis ou de « vraies » pierres. Question directrice : Quand nous disons d'une chose qu'elle est vraie, et non d'un jugement, parlons-nous encore de vérité, ou d'une conformité à l'idée que nous en avons ? Questions de parties : « Une chose peut-elle être vraie ? » (première partie, le sens d'usage) ; « Qu'est-ce que la vérité ? » (deuxième partie, la vérité du jugement) ; « La vérité est-elle relative ? » est rayée : elle ouvre un autre débat.
- Paradoxe : la vie animale semble ce que l'homme n'est pas, et pourtant il en partage tout, et l'on dit d'un homme qu'il « vit comme une bête ». Question directrice : Une vie animale est-elle la vie propre des animaux, ou une manière de vivre que l'homme peut aussi mener, et qu'il juge alors indigne de lui ? Questions de parties : « Qu'est-ce que vivre ? » (première partie) et « L'homme est-il un animal ? » (deuxième). « L'animal a-t-il une conscience ? » peut nourrir un argument ; « Faut-il respecter les animaux ? » est rayée.
- Paradoxe : on voudrait se libérer d'un passé qui pèse, et pourtant sans mémoire il n'y a plus de sujet à libérer. Question directrice : Se libérer de la mémoire, est-ce s'en délivrer, ou apprendre à s'en servir librement ? Questions de parties : « Peut-on oublier ? » (la possibilité) et « Le passé nous enferme-t-il ? » (le danger) ; « Faut-il pardonner ? » est rayée : elle déplace le sujet vers la relation à autrui.
Une problématique est une question, née d'un paradoxe ; les autres questions deviennent des étapes, ou disparaissent. Voir la méthode 7.
Le cours détaillé, toute la fiche « L'essentiel », 19 méthodes, 18 pièges corrigés, la carte mentale, 44 exercices corrigés, 18 problèmes de concours, les fiches à mémoriser et l'assistant qui répond à tes questions. Ce chapitre est offert : il s’ouvre en entier avec un compte d’essai gratuit.
Ouvrir l'essai gratuitUne question ? WhatsAppPlan du cours
- 0. La dissertation en deuxième année
- 0.1 Au CNAEM
- 0.2 Ce que le jury attend
- 0.3 L'ISCAE
- 0.1 Les concours français
- 1. Ce que la première année a posé, ce qui change
- 1.1 Les bases, en une page
- 1.2 Ce qui change en deuxième année
- 1.3 Le sujet du cours
- Partie A. Comprendre le sujet
- 2. Reconnaître la forme du sujet
- 3. Lire jusque dans la ponctuation et les petits mots
- 4. Le sujet-citation du CNAEM
- 5. Les sujets doubles
- 6. Définir par distinctions
- 7. Le bilan de l'analyse : traiter le sujet, pas un sujet voisin
- Partie B. Penser le sujet
- 8. Du paradoxe à la problématique
- 9. Mobiliser la culture au brouillon
- 10. Construire un plan qui progresse
- 11. Dépasser une opposition dans la dernière partie
- Partie C. Rédiger
- 12. Le brouillon pratique
- 13. L'introduction
- 14. Le paragraphe et la référence analysée
- 15. L'exemple construit, tiré de la vie économique et sociale
- 16. Transitions, bilans, conclusion
- Partie D. Tenir l'épreuve
- 17. Le temps réel
- 18. Présenter et relire
- 19. La démarche illustrée en entier
- 20. De la dissertation aux autres épreuves
- 21. Disserter à l'ISCAE en deux heures
- 21. Disserter en quatre heures pour la BCE
- 22. Le sujet hors thème d'ECRICOME
Les méthodes du chapitre
Chaque méthode est une fiche : quand l'utiliser, le rappel de cours, les étapes, la rédaction attendue sur la copie, un exemple traité, les erreurs à éviter.
- Reconnaître la forme d'un sujet et la stratégie qu'elle appelle
- Lire un énoncé bref jusque dans sa ponctuation et ses petits mots
- Analyser une citation d'auteur au format du CNAEM
- Traiter un sujet double
- Définir par distinctions
- Vérifier qu'on traite le sujet et non un sujet voisin
- Du paradoxe à une problématique unique
- Inventorier ses références au brouillon
- Construire et tester un plan qui progresse
- Dépasser une opposition dans la dernière partie
- Rédiger l'introduction
- Rédiger un paragraphe autour d'une référence analysée
- Construire un exemple tiré de la vie économique et sociale
- Rédiger transitions et conclusion
- Gérer trois heures
- Présenter et relire sa copie
- Disserter à l'ISCAE en deux heures
- Disserter en quatre heures pour la BCE
- Choisir et traiter le sujet hors thème d'ECRICOME
Les exercices corrigés
Chaque exercice a ses indications, sa correction rédigée et ce qu'il faut en retenir.
Application directe (16)
- Reconnaître la forme de dix énoncés et la stratégie qu'elle appelle
- Situer et reformuler la thèse de quatre citations
- Petits mots et ponctuation : six énoncés
- Ce que demandent « peut-on », « faut-il », « est-ce », « y a-t-il »
- Lire la relation d'un sujet double
- Ce que le sujet ne signifie pas : écarter les sujets voisins
- Définir par distinctions trois termes
- Repérer la substitution dans six reformulations
- Réponse spontanée et ce qu'elle oublie : quatre paradoxes
- Ramener trois cascades de questions à une question directrice
- Classer douze références par domaine et par ce qu'elles prouvent
- Reconnaître six types de plans et leur défaut
- Réécrire quatre annonces de plan figées ou numérotées
- Insérer une citation dans la phrase et l'analyser
- Exemple ou argument ? Le contre-exemple qui réfute
- Les cinq degrés de la référence : classer cinq usages d'une même référence
Entraînement (20)
- Analyse complète d'un énoncé bref, jusqu'au bilan
- Analyser une citation et en tirer la tension
- Du paradoxe à la problématique sur deux sujets
- Sujet double : problématique et plan qui pense la relation
- Problématique et plan en trois parties qui progresse
- Tester trois plans : lequel progresse ?
- Écrire la troisième partie qui redéfinit le rapport
- Deux parties ou trois ?
- Brouillon : inventaire en flux, puis tri
- Rédiger l'introduction d'un sujet-question
- Rédiger l'introduction d'un sujet-citation au format du CNAEM
- Rédiger un paragraphe autour d'une référence analysée
- Construire un exemple daté tiré de la vie économique
- Rédiger une transition entre deux parties
- Rédiger une conclusion nette, sans ouverture hors sujet
- Réécrire une introduction qui répond d'avance
- Réparer un paragraphe sans exemple et un paragraphe sans argument
- Remettre en page une copie numérotée et titrée
- Choisir entre le sujet dans le thème et le sujet hors thème
- Disserter sur une citation « à commenter »
Approfondissement (8)
- Analyse et plan d'un sujet-citation en 65 minutes
- Plan détaillé, introduction et conclusion en 80 minutes
- Une partie entière rédigée en 28 minutes
- Dissertation complète en 3 h au format du CNAEM
- S'évaluer avec la grille de l'Atelier
- Un sujet, deux plans : dialectique, puis progressif
- Analyse et plan en 40 minutes au format de l'ISCAE
- Feuille de route de 4 h
Les problèmes de concours
Des extraits de sujets réels, corrigés en entier, avec la durée conseillée et les méthodes mobilisées.
- « Nous sommes dans un univers de violence »
- « Moi, ma mémoire est une bibliothèque parfaitement rangée. »
- « La parole et les actes mènent des vies séparées. »
- L'image éloigne-t-elle du réel ?
- Le mystère des images
- Sauver les images.
- L'image, c'est la vie.
- La violence peut-elle être mesurée ?
- Sois sage, Ô ma violence.
- Le poids du jugement.
- Juger, est-ce un acte de courage ?
- Qu'est-ce qui apparaît dans l'image ?
- La violence a-t-elle un sens ?
- Juger en toute liberté
- À trop juger.
- Est-il naturel d'être violent ?
- De quoi ne peut-on juger ?
- Nécessité fait loi
Questions fréquentes
Comment se présente la dissertation de culture générale du CNAEM ?
C'est une épreuve de 3 heures, commune à l'ECS et à l'ECT, de coefficient 3 sur 30. Les sujets connus (2017, 2019, 2024, 2025) sont une citation d'auteur entre guillemets, avec l'auteur, l'œuvre et la date, sans consigne écrite et sans choix. La notice évalue une réflexion autonome et éclairée, un raisonnement cohérent, les connaissances en littérature, philosophie, sciences humaines et sociales, la langue et la présentation de la copie.
Comment analyser un sujet-citation au CNAEM ?
En quatre temps, avant toute discussion : situer la citation (auteur, œuvre, date, ce que l'on sait sûrement du contexte), reformuler sa thèse en une phrase, lire sa syntaxe et ses images, dégager ses présupposés. Si l'on ne connaît pas l'œuvre, on travaille la phrase et l'on n'invente rien sur l'auteur. On ne découpe pas la citation terme à terme : on revient toujours à la phrase entière.
Comment trouver une problématique de dissertation ?
On écrit la réponse qui vient d'abord, puis ce qu'elle oublie ; le paradoxe naît de leur rencontre (« on pense que…, pourtant… »). On en tire une seule question, que l'on ne peut pas trancher d'évidence et qui contient les mots du sujet. Le jury du CNAEM 2024 reproche les problématiques posées sous forme de plusieurs questions, et celui d'ECRICOME 2026 écrit que multiplier les questions ne consiste pas à déployer un questionnement.
Faut-il faire deux ou trois parties ?
Trois parties le plus souvent : chaque partie naît d'une limite de la précédente, et la dernière redéfinit le rapport entre les termes au lieu de faire la moyenne des deux premières. Deux parties sont admises quand une troisième serait artificielle, jamais pour gagner du temps. Les jurys sanctionnent l'antithèse totale, le plan découpé sur les mots du sujet et le plan catalogue par auteurs.
Peut-on numéroter les parties ou mettre des titres ?
Non. Le plan s'intègre à la rédaction : aucun numéro, aucune lettre, aucun titre dans la copie. Les consignes de la BCE et d'ECRICOME de 2026 l'écrivent, le jury d'emlyon-HEC 2026 retire un point pour une numérotation apparente, et le rapport du CNAEM 2024 reproche les chiffres, les lettres et les titres. On va à la ligne à chaque sous-partie et l'on saute une ligne entre l'introduction, les grandes parties et la conclusion.
Comment gérer les trois heures de la dissertation ?
Aucun texte officiel ne fixe ce découpage ; Prepa Help propose 65 minutes d'analyse et de plan (introduction et conclusion rédigées au brouillon), 100 minutes de rédaction (15 pour l'introduction, 25 par partie, 10 pour la conclusion) et 15 minutes de relecture. Si le temps manque, on raccourcit une sous-partie, jamais la troisième partie ni la conclusion : une copie inachevée est sévèrement sanctionnée. À l'ISCAE (2 heures) : 40, 70 et 10 minutes ; à la BCE et à ECRICOME (4 heures) : 75, 145 et 20 minutes.
Comment y accéder
Ce chapitre fait partie des chapitres offerts : il s'ouvre en entier avec un compte d'essai gratuit. Créer un compte d'essai ou se connecter. Pour l'accès complet, les tarifs ou une question, écris-nous sur WhatsApp.