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Prepa Help › Cours › Génie électrique, 1re année

Machine à courant continu en génie électrique TSI1 : modèle, point de fonctionnement, quatre quadrants et couple thermique (cours et exercices corrigés)

Principe de la conversion électromécanique ; constitution et modèle de la machine à courant continu à aimants ou à excitation séparée ; induit (E, R) et (E, R, L) ; plaque signalétique ; bilan des puissances et rendement ; caractéristiques mécaniques, courbes de charge et point de fonctionnement ; dynamique en rotation, frottement visqueux et réducteur ; quatre quadrants et ce qu'ils demandent au convertisseur ; couple thermique équivalent.

Les nombres sont ceux du chapitre complet ; chaque filière voit la partie qui correspond à son programme.

Entre le convertisseur qui module l'énergie et le réducteur qui la transmet, la machine à courant continu change une tension et un courant en une vitesse et un couple, et peut faire le chemin inverse. Ce chapitre de génie électrique donne son modèle à flux constant, pour la machine à aimants et la machine à excitation séparée : E = KΩ, C = KI et la maille de l'induit, en régime permanent et en régime variable. Il apprend à exploiter une plaque signalétique, à faire le bilan des puissances et calculer le rendement, à tracer la caractéristique mécanique et à trouver le point de fonctionnement sur une courbe de charge, à ramener une charge à travers un réducteur, à calculer le courant de démarrage, à placer chaque phase d'un cycle dans les quatre quadrants du plan (Ω, C) pour en déduire la réversibilité du convertisseur, à calculer le couple thermique équivalent pour choisir un moteur, et à simuler un démarrage en Python par la méthode d'Euler. Il suit la partie B.2 « Conversion électromécanique : machine à courant continu » du programme de génie électrique de la TSI1 au Maroc, avec des exercices corrigés et des problèmes tirés des sujets du CNC de TSI.

Ce que tu sauras faire

Dans l'huilerie, le petit moteur qui entraîne l'élévateur de caisses chauffe quand l'élévateur est plein, et il faut aussi redescendre des caisses vides sans que le tapis s'emballe, et arrêter vite le tapis plein. Avant de changer de moteur, il faut savoir comment une machine à courant continu transforme l'énergie électrique en énergie mécanique, ce que disent sa plaque et son modèle, où partent les pertes, ce qui fixe sa vitesse et son courant, comment elle freine, ce qu'elle demande à son convertisseur et comment vérifier qu'elle ne chauffe pas trop. À la fin du chapitre, tu dois savoir :

L’essentiel du chapitre Extrait gratuit

Un extrait de la fiche « L'essentiel » du chapitre. Les démonstrations sont dans le cours détaillé.

À retenir Modèle de la machine à flux constant

Machine à aimants ou à excitation séparée, convention récepteur :

Relation Régime permanent Régime variable
maille de l'induit U=E+R IU = E + R\,I u=e+R i+L didtu = e + R\,i + L\,\frac{di}{dt}
force électromotrice E=K ΩE = K\,\Omega e=K Ω(t)e = K\,\Omega(t)
couple Cem=K IC_{em} = K\,I Cem=K i(t)C_{em} = K\,i(t)
mécanique Cem=Cp+CrC_{em} = C_p + C_r J dΩdt=Cem−Cp−CrJ\,\frac{d\Omega}{dt} = C_{em} - C_p - C_r
  • Même KK dans EE et CemC_{em} : V·s/rad = N·m/A ; KeK_e en V/(1000 tr/min) divisé par 104,7104{,}7.
  • Ω=2πN60\Omega = \frac{2\pi N}{60} ; frottement visqueux f Ωf\,\Omega, frottement sec constant.
  • Génératrice : I<0I < 0 en convention récepteur, ou U=E−R IU = E - R\,I en convention générateur.
  • Modèle donné sans justification ; réaction d'induit et physique des machines hors programme.
À retenir Puissances et rendement
  • Pa=U IP_a = U\,I (+ UeIeU_e I_e pour un inducteur bobiné) ; PJ=R I2P_J = R\,I^2 ; Pem=E I=Cem ΩP_{em} = E\,I = C_{em}\,\Omega ; pc=Cp Ωp_c = C_p\,\Omega ; Pu=Cu ΩP_u = C_u\,\Omega, Cu=Cem−CpC_u = C_{em} - C_p.
  • η=PuPa\eta = \frac{P_u}{P_a} en régime permanent seulement. À vide : I0=CpKI_0 = \frac{C_p}{K}.
  • Plaque : valeurs nominales, puissance utile ; contrôle Pu=Cn ΩnP_u = C_n\,\Omega_n.
À retenir Réducteur

r=ΩsΩm<1r = \frac{\Omega_s}{\Omega_m} < 1 ; Ωs=r Ωm\Omega_s = r\,\Omega_m ; Cs=ηr CurC_s = \frac{\eta_r\,C_u}{r} ; translation v=Rt Ωsv = R_t\,\Omega_s, F=CsRtF = \frac{C_s}{R_t}.

À retenir Caractéristiques et point de fonctionnement
  • Cu(Ω)=KR(U−K Ω)−CpC_u(\Omega) = \frac{K}{R}(U - K\,\Omega) - C_p : droite de pente −K2R-\frac{K^2}{R} ; vitesse à vide ≈UK\approx \frac{U}{K} ; couple de démarrage K UR−Cp\frac{K\,U}{R} - C_p ; droites parallèles quand UU varie.
  • Courbes de charge : constant (levage) ; f Ωf\,\Omega (visqueux) ; a Ω2a\,\Omega^2 (ventilateur, pompe) ; P0Ω\frac{P_0}{\Omega} (enrouleur).
  • Point de fonctionnement : Cu=CrC_u = C_r. La tension fixe la vitesse ; la charge fixe le couple, donc le courant.
  • Démarrage : E=0E = 0, Id=URI_d = \frac{U}{R} ; démarrer sous tension réduite ou à courant limité.
À retenir Quatre quadrants (plan (Ω,C)(\Omega, C), sens trigonométrique)
Quadrant Ω\Omega CemC_{em} UU II Fonctionnement
Q1 ++ ++ ++ ++ moteur, sens direct
Q2 −- ++ −- ++ génératrice, sens inverse (descente d'un treuil, caisses redescendues sur le brin porteur)
Q3 −- −- −- −- moteur, sens inverse
Q4 ++ −- ++ −- génératrice, sens direct (freinage en marche avant, tapis plein freiné avant l'arrêt)
  • Convertisseur : Q1 tension réglable ; Q1 et Q4 réversible en courant ; Q1 et Q2 réversible en tension ; quatre quadrants : pont (chapitre 4).
  • Freiner en récupérant demande une source réversible ; sinon, résistance de freinage.
  • Freinage rhéostatique (induit débranché, fermé sur RfR_f) : I=−K ΩR+RfI = -\frac{K\,\Omega}{R + R_f}, Cem=−K2 ΩR+RfC_{em} = -\frac{K^2\,\Omega}{R + R_f} (comme un frottement visqueux), constante de temps τf=J (R+Rf)K2\tau_f = \frac{J\,(R + R_f)}{K^2}.
  • Toujours écrire le plan et le sens de numérotation.

Une méthode du chapitre Extrait gratuit

Un exercice corrigé Extrait gratuit

Dans le chapitre complet

Le cours détaillé, toute la fiche « L'essentiel », 19 méthodes, 18 pièges corrigés, la carte mentale, 32 exercices corrigés, 2 problèmes de concours, les fiches à mémoriser et l'assistant qui répond à tes questions. Ce chapitre est offert : il s’ouvre en entier avec un compte d’essai gratuit.

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Plan du cours

Les méthodes du chapitre

Chaque méthode est une fiche : quand l'utiliser, le rappel de cours, les étapes, la rédaction attendue sur la copie, un exemple traité, les erreurs à éviter.

  1. Écrire le modèle de l'induit et les quatre équations de la machine
  2. Passer d'une constante de documentation aux unités SI
  3. Exploiter une plaque signalétique ou une fiche constructeur
  4. Calculer un point de fonctionnement en régime permanent
  5. Faire le bilan des puissances et calculer le rendement
  6. Identifier RR, KK, CpC_p et ff à partir d'essais
  7. Tracer la caractéristique mécanique et la famille de droites
  8. Trouver le point de fonctionnement avec une courbe de charge
  9. Ramener une charge à l'arbre moteur à travers un réducteur
  10. Appliquer l'équation de la dynamique en rotation
  11. Calculer le courant et la tension de démarrage
  12. Placer un fonctionnement dans un quadrant par les signes
  13. Tracer le parcours d'un cycle dans le plan (Ω,C)(\Omega, C)
  14. Déduire les réversibilités que doit permettre le convertisseur
  15. Calculer le couple thermique équivalent d'un cycle
  16. Choisir un moteur sur catalogue
  17. Simuler le démarrage en Python par la méthode d'Euler
  18. Répondre sur le document réponse : tracer les grandeurs d'un cycle
  19. Calculer un freinage rhéostatique

Les exercices corrigés

Chaque exercice a ses indications, sa correction rédigée et ce qu'il faut en retenir.

Application directe (13)

Entraînement (14)

Approfondissement (5)

Les problèmes de concours

Des extraits de sujets réels, corrigés en entier, avec la durée conseillée et les méthodes mobilisées.

Questions fréquentes

Que signifient les relations E = KΩ et C = KI d'une machine à courant continu ?

À flux constant, la force électromotrice de l'induit est proportionnelle à la vitesse angulaire, E=K ΩE = K\,\Omega avec Ω\Omega en rad/s, et le couple électromagnétique au courant, Cem=K IC_{em} = K\,I. C'est la même constante KK, parce que la puissance électromagnétique est la même vue des deux côtés : E I=Cem ΩE\,I = C_{em}\,\Omega. Elle s'exprime en V·s/rad, égal à N·m/A. Une constante donnée en V pour 1 000 tr/min se divise par 104,7104{,}7 pour obtenir KK. Avec la maille U=E+R IU = E + R\,I, ces relations forment le modèle du chapitre, donné sans justification par le programme.

Comment calculer le point de fonctionnement d'un moteur à courant continu ?

En régime permanent, Cem=Cp+CrC_{em} = C_p + C_r, avec CrC_r ramené à l'arbre moteur. On en tire le courant I=Cp+CrKI = \frac{C_p + C_r}{K}, puis E=U−R IE = U - R\,I et Ω=EK\Omega = \frac{E}{K}. Pour un moteur de K=0,2 V⋅s/radK = 0{,}2\ \text{V·s/rad} et R=1,5 ΩR = 1{,}5\ \Omega, avec Cp+Cr=0,60 N⋅mC_p + C_r = 0{,}60\ \text{N·m} : I=3 AI = 3\ \text{A} ; sous 24 V24\ \text{V}, E=19,5 VE = 19{,}5\ \text{V} et Ω=97,5 rad/s\Omega = 97{,}5\ \text{rad/s}, soit 931 tr/min931\ \text{tr/min}. Pour tourner à 60 rad/s60\ \text{rad/s}, il faut U=K Ω+R I=16,5 VU = K\,\Omega + R\,I = 16{,}5\ \text{V}. La tension fixe la vitesse, la charge fixe le couple, donc le courant.

Comment faire le bilan des puissances et calculer le rendement d'une machine à courant continu ?

On part de la puissance absorbée par l'induit, Pa=U IP_a = U\,I, plus Ue IeU_e\,I_e si l'inducteur est bobiné. On retire les pertes Joule R I2R\,I^2 pour obtenir Pem=E I=Cem ΩP_{em} = E\,I = C_{em}\,\Omega, puis les pertes collectives Cp ΩC_p\,\Omega pour obtenir la puissance utile Pu=Cu ΩP_u = C_u\,\Omega. Pour un induit sous 220 V220\ \text{V} et 20 A20\ \text{A}, R=0,6 ΩR = 0{,}6\ \Omega, un inducteur de 176 W176\ \text{W} et 150 W150\ \text{W} de pertes collectives : Pu=4 400−240−150=4 010 WP_u = 4\,400 - 240 - 150 = 4\,010\ \text{W}, rendement global 4 0104 576≈0,876\frac{4\,010}{4\,576} \approx 0{,}876. Le rendement ne se calcule qu'en régime permanent.

Pourquoi le courant de démarrage d'un moteur à courant continu est-il si grand ?

À l'arrêt, Ω=0\Omega = 0, donc E=0E = 0 : seule la résistance de l'induit limite le courant, Id=URI_d = \frac{U}{R}, dix à vingt fois le courant nominal, ou davantage. Un moteur de 110 V110\ \text{V}, R=0,5 ΩR = 0{,}5\ \Omega et In=10 AI_n = 10\ \text{A} appellerait 220 A220\ \text{A} en démarrage direct, vingt-deux fois le courant nominal. Pour limiter le courant à 20 A20\ \text{A}, on démarre sous la tension réduite Ud=R Imax=10 VU_d = R\,I_{max} = 10\ \text{V}, puis on augmente la tension avec la vitesse ; c'est le rôle du convertisseur, ou de sa limitation de courant. Calculer IdI_d avec U−EnU - E_n est une erreur.

Comment reconnaître les quatre quadrants de fonctionnement d'une machine à courant continu ?

Dans le plan (Ω,C)(\Omega, C), quadrants numérotés dans le sens trigonométrique : Q1 et Q3, où C Ω>0C\,\Omega > 0, sont moteurs ; Q2 et Q4, où C Ω<0C\,\Omega < 0, sont génératrices. En convention récepteur, UU a le signe de Ω\Omega, à R IR\,I près, et II celui de CC. Q2 est la machine qui retient une charge qui descend, par exemple un treuil : le tambour tourne en sens inverse, le couple reste positif, la tension s'inverse ; Q1 et Q2 demandent un convertisseur réversible en tension. Q4 est le freinage en marche avant : le courant s'inverse ; Q1 et Q4 demandent un convertisseur réversible en courant. Les quatre quadrants demandent un pont.

Comment calculer le couple thermique équivalent pour choisir un moteur ?

Les pertes Joule suivent I2I^2, donc C2C^2 : on calcule Cth=∑Ck2 tk∑tkC_{th} = \sqrt{\frac{\sum C_k^2\,t_k}{\sum t_k}} sur les couples électromagnétiques du cycle, freinage et temps de repos compris, et le moteur convient si Cth≤K InC_{th} \leq K\,I_n. Pour 3 N⋅m3\ \text{N·m} pendant 2 s2\ \text{s}, 1 N⋅m1\ \text{N·m} pendant 6 s6\ \text{s}, −2 N⋅m-2\ \text{N·m} pendant 1 s1\ \text{s} et 3 s3\ \text{s} de repos, Cth=2812≈1,53 N⋅mC_{th} = \sqrt{\frac{28}{12}} \approx 1{,}53\ \text{N·m} : un moteur de K In=1,2 N⋅mK\,I_n = 1{,}2\ \text{N·m} chaufferait trop, alors que la moyenne des couples, 0,83 N⋅m0{,}83\ \text{N·m}, ferait croire le contraire. Il faudrait un repos d'environ 10,4 s10{,}4\ \text{s}.

Que demandent les sujets du CNC de TSI sur la machine à courant continu ?

Les épreuves de génie électrique de TSI y reviennent souvent : modèle de l'induit et bilan de puissance, point de fonctionnement d'un motoréducteur de portes, dimensionnement d'un moteur d'axe de machine-outil avec son étude thermique, motorisation d'un véhicule, quadrants d'un cycle de marche. Le sujet fournit le modèle RLE de l'induit, le moment d'inertie ramené et les profils de vitesse et de couple ; il faut savoir le reste : E=K ΩE = K\,\Omega, Cem=K IC_{em} = K\,I, la maille, la dynamique J dΩdt=Cem−Cp−CrJ\,\frac{d\Omega}{dt} = C_{em} - C_p - C_r, le réducteur, le rendement, les quadrants et le couple thermique. On écrit le plan des quadrants et le sens de numérotation, et l'on convertit les tr/min en rad/s.

Comment y accéder

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