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Prepa Help › Cours › Sciences industrielles (SI), 1re année

Cinématique du solide : paramétrage, vitesse, taux de rotation et torseur cinématique, cours et exercices corrigés

Repères et paramétrage, figures de calcul, vecteur position, vitesse et accélération d'un point, dérivation vectorielle et formule de Bour, vecteur taux de rotation, champ des vitesses d'un solide, torseur cinématique et torseurs des liaisons, mouvements plans.

Les nombres sont ceux du chapitre complet ; chaque filière voit la partie qui correspond à son programme.

La cinématique du solide calcule la vitesse et l'accélération de chaque point d'un mécanisme à partir de son paramétrage. Tout repose sur le vecteur taux de rotation d'un solide par rapport à un autre et sur la formule de Bour, qui dérive un vecteur dans une base qui tourne ; le champ des vitesses d'un solide se résume ensuite par son torseur cinématique. Ce chapitre fait partie du programme de sciences industrielles de MPSI et PCSI au Maroc, et de MPSI, PCSI, MP2I, PTSI et TSI en France ; les sujets du CNC l'interrogent dès l'exercice préliminaire, et les concours français dans presque toutes les parties de mécanique. On y trouve les figures de changement de base, la relation de Varignon, l'équiprojectivité, le centre instantané de rotation, les torseurs cinématiques des onze liaisons normalisées, puis des exercices corrigés tirés de sujets réels.

Ce que tu sauras faire

Le vantail d'un portail qui s'ouvre, le chariot d'un portique qui roule sur sa flèche, la roue d'un vélo : le chapitre précédent a dit quels mouvements sont possibles ; celui-ci dit à quelle vitesse chaque point se déplace. Les sujets de concours ouvrent souvent sur ces calculs, au CNC dans l'exercice préliminaire noté sur 4 points. À la fin du chapitre, tu dois savoir :

L’essentiel du chapitre Extrait gratuit

Un extrait de la fiche « L'essentiel » du chapitre. Les démonstrations sont dans le cours détaillé.

À retenir Repères et paramétrage
  • Un repère par classe ; R0R_0 lié au bâti ; « 2/1 » se lit « 2 par rapport à 1 ».
  • Un paramètre par degré de liberté : un angle par pivot, une longueur par glissière.
  • Un angle se définit entre deux vecteurs, autour du vecteur commun : θ=(x⃗0,x⃗1)\theta = (\vec x_0, \vec x_1) autour de z⃗0\vec z_0.
  • Figure plane : vecteur commun vers le lecteur, angle positif d'environ 20°, Ω⃗\vec\Omega écrit à côté.
À retenir Dérivation et taux de rotation
  • La base de dérivation s'écrit toujours : du⃗dt∣R0\frac{\mathrm d\vec u}{\mathrm dt}\Big\rvert_{R_0} ; elle n'est pas la base d'expression.
  • Rotation d'angle θ\theta autour de z⃗0\vec z_0 : Ω⃗(1/0)=θ˙ z⃗0\vec\Omega(1/0) = \dot\theta\,\vec z_0 ; translation : Ω⃗=0⃗\vec\Omega = \vec 0 ; Ω⃗(0/1)=−Ω⃗(1/0)\vec\Omega(0/1) = -\vec\Omega(1/0).
  • Formule de Bour : la dérivée de u⃗\vec u dans R0R_0 est sa dérivée dans R1R_1 plus Ω⃗(1/0)∧u⃗\vec\Omega(1/0)\wedge\vec u.
  • Vecteur fixe dans R1R_1 : sa dérivée dans R0R_0 vaut Ω⃗(1/0)∧u⃗\vec\Omega(1/0)\wedge\vec u ; pour x⃗1\vec x_1, elle vaut θ˙ y⃗1\dot\theta\,\vec y_1.
  • Dérivée de λ u⃗\lambda\,\vec u : λ˙ u⃗\dot\lambda\,\vec u (variation de module) plus λ\lambda fois la dérivée de u⃗\vec u (variation de direction).
  • Composition : Ω⃗(2/0)=Ω⃗(2/1)+Ω⃗(1/0)\vec\Omega(2/0) = \vec\Omega(2/1) + \vec\Omega(1/0), indices enchaînés, somme de vecteurs.
À retenir Vitesse et accélération d'un point
  • Point lié : V⃗(P∈2/1)\vec V(P \in 2/1) est la dérivée de O1P→\overrightarrow{O_1P} dans R1R_1, O1O_1 fixe dans 1, PP fixe dans 2.
  • a⃗(P∈2/1)\vec a(P \in 2/1) est la dérivée de V⃗(P∈2/1)\vec V(P \in 2/1) dans R1R_1 ; les sujets écrivent souvent Γ⃗\vec\Gamma.
  • Rotation de rayon RR : V⃗=Rθ˙ y⃗1\vec V = R\dot\theta\,\vec y_1 ; a⃗=Rθ¨ y⃗1−Rθ˙2 x⃗1\vec a = R\ddot\theta\,\vec y_1 - R\dot\theta^2\,\vec x_1 (normale vers l'axe, V2/RV^2/R).
  • Une vitesse s'écrit avec son point, son solide, son référentiel. Un point géométrique n'est pas un point lié.
  • La vitesse est antisymétrique, l'accélération ne l'est pas.
À retenir Champ des vitesses et torseur cinématique
  • Varignon (BABAR), pour AA et BB liés à 2 : V⃗(B)=V⃗(A)+BA→∧Ω⃗(2/1)\vec V(B) = \vec V(A) + \overrightarrow{BA}\wedge\vec\Omega(2/1).
  • Équiprojectivité : V⃗(A)⋅AB→=V⃗(B)⋅AB→\vec V(A)\cdot\overrightarrow{AB} = \vec V(B)\cdot\overrightarrow{AB}.
  • {V(2/1)}={Ω⃗(2/1)  ;  V⃗(A∈2/1)}A\{\mathcal V(2/1)\} = \{\vec\Omega(2/1) \;;\; \vec V(A \in 2/1)\}_A ; en colonnes : ω\omega à gauche, vv à droite, point et base en indice.
  • Invariants : Ω⃗\vec\Omega et l'automoment Ω⃗⋅V⃗\vec\Omega\cdot\vec V.
  • Couple (Ω⃗=0⃗\vec\Omega = \vec 0) : translation. Glisseur (automoment nul, Ω⃗≠0⃗\vec\Omega \neq \vec 0) : rotation. Sinon : axe central, mouvement hélicoïdal.
  • Pas de torseur des accélérations.

Une méthode du chapitre Extrait gratuit

Un exercice corrigé Extrait gratuit

Dans le chapitre complet

Le cours détaillé, toute la fiche « L'essentiel », 19 méthodes, 16 pièges corrigés, la carte mentale, 34 exercices corrigés, 6 problèmes de concours, les fiches à mémoriser et l'assistant qui répond à tes questions. Les trois premiers chapitres de chaque matière sont offerts avec un compte d’essai gratuit.

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Plan du cours

Les méthodes du chapitre

Chaque méthode est une fiche : quand l'utiliser, le rappel de cours, les étapes, la rédaction attendue sur la copie, un exemple traité, les erreurs à éviter.

  1. Paramétrer un mécanisme
  2. Tracer une figure de changement de base juste
  3. Projeter un vecteur et calculer un produit avec la figure
  4. Écrire le vecteur taux de rotation d'un solide, et composer les taux de rotation
  5. Dériver un vecteur par la formule de Bour
  6. Dériver un vecteur de longueur variable
  7. Écrire un vecteur position par une relation de Chasles
  8. Calculer la vitesse d'un point lié par dérivation
  9. Distinguer point lié et point géométrique, écrire une vitesse complète
  10. Calculer l'accélération d'un point lié par dérivation de sa vitesse
  11. Transporter une vitesse d'un point à un autre du même solide
  12. Contrôler une vitesse par l'équiprojectivité
  13. Écrire et transporter un torseur cinématique, en lire la nature
  14. Écrire le torseur cinématique d'une liaison et répondre sur document réponse
  15. Reconnaître la nature d'un mouvement et les trajectoires
  16. Trouver par le calcul le centre instantané de rotation d'un solide en mouvement plan
  17. Exploiter une loi horaire et convertir les unités
  18. Choisir la méthode de calcul d'une vitesse et vérifier le résultat
  19. Tracer une trajectoire en Python et calculer une vitesse par dérivation numérique

Les exercices corrigés

Chaque exercice a ses indications, sa correction rédigée et ce qu'il faut en retenir.

Application directe (13)

Entraînement (16)

Approfondissement (5)

Les problèmes de concours

Des extraits de sujets réels, corrigés en entier, avec la durée conseillée et les méthodes mobilisées.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la formule de Bour en SI ?

C'est la formule de changement de base de dérivation : du⃗dt∣R0=du⃗dt∣R1+Ω⃗(1/0)∧u⃗\frac{\mathrm d\vec u}{\mathrm dt}\big\rvert_{R_0} = \frac{\mathrm d\vec u}{\mathrm dt}\big\rvert_{R_1} + \vec\Omega(1/0)\wedge\vec u. Elle donne la dérivée d'un vecteur dans le repère R0R_0 quand on connaît sa dérivée dans R1R_1 et le vecteur taux de rotation de 1 par rapport à 0. Pour un vecteur fixe dans R1R_1, il reste seulement Ω⃗(1/0)∧u⃗\vec\Omega(1/0)\wedge\vec u : par exemple, pour une rotation d'angle θ\theta autour de z⃗0\vec z_0, la dérivée de x⃗1\vec x_1 vaut θ˙ y⃗1\dot\theta\,\vec y_1.

Comment écrire le vecteur taux de rotation d'un solide ?

Pour une rotation d'angle θ=(x⃗0,x⃗1)\theta = (\vec x_0, \vec x_1) autour de z⃗0\vec z_0, Ω⃗(1/0)=θ˙ z⃗0\vec\Omega(1/0) = \dot\theta\,\vec z_0 : c'est la dérivée de l'angle qui intervient, en rad/s. Pour une translation, Ω⃗=0⃗\vec\Omega = \vec 0. Au bout de plusieurs rotations, les taux de rotation s'additionnent comme des vecteurs, chacun porté par son axe : Ω⃗(2/0)=Ω⃗(2/1)+Ω⃗(1/0)\vec\Omega(2/0) = \vec\Omega(2/1) + \vec\Omega(1/0).

Comment calculer la vitesse d'un point d'un solide ?

Deux voies. Si aucune vitesse n'est connue, on dérive le vecteur position du point dans le repère de référence, avec une origine fixe dans ce repère et un point lié au solide : V⃗(P∈2/1)=dO1P→dt∣R1\vec V(P \in 2/1) = \frac{\mathrm d\overrightarrow{O_1P}}{\mathrm dt}\big\rvert_{R_1}. Si la vitesse d'un autre point du même solide est connue, on utilise la relation de Varignon : V⃗(B)=V⃗(A)+BA→∧Ω⃗\vec V(B) = \vec V(A) + \overrightarrow{BA}\wedge\vec\Omega. On contrôle ensuite l'homogénéité, le sens sur la figure et les unités.

Qu'est-ce qu'un torseur cinématique ?

C'est le torseur dont la résultante est le vecteur taux de rotation Ω⃗(2/1)\vec\Omega(2/1) et dont le moment en un point AA est la vitesse V⃗(A∈2/1)\vec V(A \in 2/1). Il résume tout le champ des vitesses d'un solide. On écrit toujours son point de réduction, et sa base quand on l'écrit en colonnes. Résultante nulle : c'est un couple, le solide est en translation. Résultante non nulle et automoment nul : c'est un glisseur, le solide tourne autour d'un axe.

Quel est le torseur cinématique d'une liaison pivot ?

Pour une pivot d'axe (A,x⃗)(A, \vec x), écrit dans son repère privilégié : {ωx x⃗  ;  0⃗}A\{\omega_x\,\vec x \;;\; \vec 0\}_A, une seule composante non nulle, la rotation autour de l'axe. Cette forme reste valable en tout point de l'axe. Chaque liaison normalisée a une composante non nulle par degré de liberté, sauf l'hélicoïdale, dont la translation est liée à la rotation par le pas.

Pourquoi l'accélération d'un point a-t-elle une partie dirigée vers l'axe ?

Pour un point à la distance RR de l'axe d'une rotation, a⃗=Rθ¨ y⃗1−Rθ˙2 x⃗1\vec a = R\ddot\theta\,\vec y_1 - R\dot\theta^2\,\vec x_1. Le premier terme, tangentiel, n'existe que si la vitesse angulaire varie ; le second, normal, est dirigé vers l'axe et vaut V2/RV^2/R. À vitesse angulaire constante, l'accélération n'est donc pas nulle. Il n'existe pas de torseur des accélérations : on dérive la vitesse d'un point lié.

Comment trouver le centre instantané de rotation d'un solide ?

Dans un mouvement plan, le centre instantané de rotation est le point de vitesse nulle à l'instant considéré. Il se trouve à l'intersection des perpendiculaires aux vitesses de deux points du solide. Si ces perpendiculaires sont parallèles et distinctes, le solide est en translation à cet instant. Chaque vitesse vaut alors ∣Ω∣\lvert\Omega\rvert fois la distance au centre instantané, perpendiculairement à la droite qui les joint.

Quelles erreurs coûtent le plus de points en cinématique ?

La base de dérivation oubliée, alors qu'elle change le résultat ; le signe du produit vectoriel, dans la formule de Bour comme dans la relation de Varignon ; les unités, avec des tours par minute non convertis en rad/s (11 tr/min ≈0,105\approx 0{,}105 rad/s) ou un diamètre pris pour un rayon. Les rapports de jury relèvent aussi les vitesses écrites sans le solide ni le référentiel.

Comment y accéder

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