La dissertation sur programme en deuxième année : analyse du sujet, problématique, plan et rédaction pour le CNC, le CCINP, Centrale, Mines-Ponts, l'X et la Banque PT
La dissertation sur les trois œuvres au programme : analyse du sujet, problématique, plan, argumentation par les œuvres, introduction, conclusion et rédaction, pour le CNC et les concours français.
- 22méthodes
- 49exercices corrigés
- 12problèmes
- 19pièges
- 39figures
Au concours, la dissertation sur programme pèse lourd : douze points sur vingt au CNC, deux tiers de la note au CCINP, la moitié à Centrale, toute la note à Mines-Ponts, à l'X et en Banque PT A. Partout, l'exercice est le même : une citation à discuter à la lumière des trois œuvres du programme, cette année sur le thème « Les arcanes de la création » (Platon, Ion et République X ; Zola, L'Œuvre ; Woolf, Un lieu à soi). Ce chapitre de français-philosophie de deuxième année (MP, MPI, PC, PSI, PT, TSI, TPC, au Maroc et en France) expose la méthode entière : lecture de la consigne et des petits mots de la citation, définitions dans le sens du thème, thèse reformulée et présupposé, problématique en une seule question, plan qui valide, limite et dépasse la thèse, sous-partie qui commence par une idée et confronte deux œuvres, introduction, transitions et conclusion, minutage en quatre heures comme en trois. Il suit les consignes des sujets et les rapports des jurys.
Ce que tu sauras faire
La dissertation pèse lourd dans toutes les épreuves de français des concours scientifiques : douze points sur vingt au CNC, deux tiers de la note au CCINP, la moitié à Centrale, toute la note à Mines-Ponts, à l'X et en Banque PT A. Ce chapitre expose la méthode en entier, du sujet à la dernière ligne relue. À la fin, tu dois savoir :
- reconnaître ce que demande la consigne de chaque concours ;
- analyser une citation : ses termes, ses liens, ses petits mots, sa thèse, ses présupposés ;
- poser une problématique, c'est-à-dire une seule question qui naît de la citation ;
- bâtir un plan qui valide, limite et dépasse la thèse, et le tester ;
- rédiger une sous-partie qui commence par une idée, analyse un passage et confronte deux œuvres ;
- écrire l'introduction, les transitions et la conclusion ;
- tenir le temps, en quatre heures comme en trois.
L'essentiel : La démarche en dix étapes Extrait gratuit
- Lire la consigne du concours et la citation ; au CNC, au CCINP, à Centrale et en Banque PT B, relire la phrase dans le texte résumé.
- Recopier la citation en la disposant selon sa syntaxe ; encadrer les articulations, entourer les petits mots.
- Définir chaque terme dans le sens de la phrase et du thème.
- Reformuler la thèse : rien ne se perd, rien ne s'ajoute, on hiérarchise ; chercher le présupposé.
- Problématiser : la tension qui rend la thèse discutable devant les œuvres, en une seule question.
- Inventorier une douzaine de passages précis des trois œuvres dans un tableau de confrontation.
- Construire le plan : valider, limiter sans renverser, dépasser ; le tester.
- Rédiger au brouillon l'introduction, puis la conclusion.
- Rédiger le développement : chaque sous-partie commence par une idée, analyse un passage, confronte une autre œuvre, revient au sujet ; une transition à la fin de chaque partie.
- Relire le fond (six contrôles) puis la langue.
Minutage proposé : au moins un tiers du temps de la dissertation au brouillon ; 2 h 45 après un résumé de 100 mots (CNC, CCINP) ; 2 h 30 après un résumé de 150 ou 200 mots (Centrale, Banque PT B) ; 3 h à Mines-Ponts ; 4 h pour la seule dissertation à l'X et en Banque PT A.
Une méthode du chapitre Extrait gratuit
Une fois la thèse reformulée, quand on sait pourquoi elle est à la fois juste et discutable.
La problématique est « la mise en évidence, par le candidat, après un travail conceptuel, d'un problème philosophique posé par la citation » (CCINP 2026). Une seule question, née d'une tension. « Dans quelle mesure » par défaut ; « en quoi », « si », « à quelles conditions » selon le sujet.
- Écrire la thèse, puis ce qui, dans les œuvres, la met en difficulté.
- Nommer la tension en une phrase : « d'un côté..., de l'autre... ».
- En tirer une question qui porte sur cette tension, pas sur le thème en général.
- Choisir le style (direct ou indirect) et vérifier la syntaxe.
- Vérifier qu'on ne fait pas que mettre la citation à la forme interrogative.
« Nous nous demanderons dans quelle mesure... » ; « Il s'agit de savoir à quelles conditions... » ; « Le savoir fait-il écran à la réalité de la nature ? » (problématique proposée par le jury du CCINP 2026).
Sujet de Centrale-Supélec 2026 (Jacob). Problématique fautive : « La représentation du monde fait-elle toujours une large part à l'imagination ? » (la citation mise en question). Fautive aussi : une suite de cinq questions sur le mythe, la science et l'imagination. Juste : « Nous nous demanderons si l'imagination, sans laquelle l'homme ne se représente pas le monde, ne l'expose pas aussi à le méconnaître. » La tension est là : condition de la connaissance, l'imagination en est aussi le risque.
- La citation mise à la forme interrogative (CCINP 2026).
- « La litanie de six ou sept questions successives » (Centrale 2025).
- La problématique apprise et plaquée, ou un autre problème substitué au sujet.
Exercices 9, 10, 18, 19 et 20.
Un exercice corrigé Extrait gratuit
Sujet : « L'imagination est la reine du vrai, et le possible est une des provinces du vrai. » (Baudelaire, Salon de 1859, III). Vous direz dans quelle mesure cette citation éclaire votre lecture des œuvres inscrites cette année au programme.
Voici cinq problématiques construites pour l'exercice, dont quatre fautives. Les classer de la plus fausse à la plus juste, nommer le défaut de chacune et justifier le classement.
- « L'imagination est-elle la reine du vrai ? »
- « Qu'est-ce que l'imagination ? Est-elle vraie ? Le possible est-il réel ? L'artiste invente-t-il ? Peut-on créer sans imaginer ? »
- « Nous nous demanderons si l'art est utile à la société. »
- « Dans quelle mesure l'art est-il une imitation de la nature ? »
- Nous nous demanderons à quelles conditions l'imagination, qui invente ce qui n'est pas, peut conduire au vrai au lieu de s'en écarter.
Commence par analyser la citation : la métaphore politique (reine, provinces), le mot possible en italique, la place de l'imagination par rapport au vrai. Le critère du classement est la distance au sujet : une problématique qui traite d'autre chose est plus grave qu'une problématique pauvre.
Analyse rapide. La phrase file une métaphore politique : le vrai est un royaume, l'imagination le gouverne, le possible en est une province. Elle renverse l'idée commune selon laquelle l'imagination s'oppose au vrai : elle en fait au contraire la souveraine. L'italique de possible dit le pivot de la thèse : le vrai ne se limite pas à ce qui est, il comprend ce qui pourrait être, et c'est par là que l'imagination y règne. La tension est nette devant les œuvres : Platon range l'image du côté de l'apparence, quand Woolf invente au chapitre 3 d'Un lieu à soi la vie d'une sœur de Shakespeare pour dire une vérité sur l'histoire des femmes.
Classement, du plus faux au plus juste.
- Problématique 3, problème substitué. L'utilité sociale de l'art n'est pas le sujet ; la citation parle du rapport entre imagination et vérité. Le jury de Centrale le dit : « La problématique est la formulation d'un axe d'examen, pas la substitution d'un problème à un autre. » C'est le défaut le plus grave, car tout le devoir sera hors sujet.
- Problématique 4, problématique plaquée. C'est une question de cours sur la mimèsis, qui rejoint le thème mais pas la citation : l'imagination et le possible ont disparu. Le jury du CCINP 2026 décrit ce défaut chez des candidats qui forgent une problématique « afin de réciter le corrigé d'un devoir ».
- Problématique 1, citation mise en question. Elle reste dans le sujet, mais elle ne fait apparaître aucun problème et oublie la seconde moitié de la phrase, le possible. « Trop de candidats se contentent de reformuler la citation sous une forme interrogative » (CCINP 2026).
- Problématique 2, rafale de questions. Certaines touchent le sujet (« Le possible est-il réel ? »), mais aucune n'est choisie, et l'ensemble ne dit pas ce que la copie va démontrer. « D'autres copies multiplient les questions », note le jury du CCINP ; celui de Centrale demande d'« éviter la litanie de six ou sept questions successives ». Elle est moins grave que la précédente parce qu'elle contient les matériaux d'un problème : il resterait à les ordonner en une question.
- Problématique 5, juste. Elle est une seule question, au style indirect, sans inversion et terminée par un point. Elle porte sur la tension du sujet : l'imagination invente ce qui n'est pas, et la citation la dit pourtant « reine du vrai ». « À quelles conditions » prépare un plan qui valide la thèse (l'imagination atteint une vérité que la copie du réel manque), en montre la limite (elle peut aussi produire des apparences) et cherche les conditions qui la tournent vers le vrai.
Une autre problématique juste, en style direct. L'imagination, qui invente ce qui n'est pas encore, peut-elle être un chemin vers le vrai sans devenir un art de l'illusion ?
Une problématique se juge à deux critères, dans cet ordre : reste-t-elle dans le sujet entier ? fait-elle apparaître une tension en une seule question ? Voir la méthode 5.
Le cours détaillé, toute la fiche « L'essentiel », 22 méthodes, 19 pièges corrigés, la carte mentale, 49 exercices corrigés, 12 problèmes de concours, les fiches à mémoriser et l'assistant qui répond à tes questions. Ce chapitre est offert : il s’ouvre en entier avec un compte d’essai gratuit.
Ouvrir l'essai gratuitUne question ? WhatsAppPlan du cours
- 0. La dissertation aux concours
- 0.1 Les épreuves
- 0.2 Ce que le correcteur évalue
- 0.3 Les quatorze reproches les plus fréquents
- 0.4 Citation tirée du texte résumé, citation extérieure
- Partie A. Du sujet au problème
- 1. Lire la consigne et la citation
- 2. Définir dans le sens du thème
- 3. Reformuler la thèse et dégager ses présupposés
- 4. Problématiser
- Partie B. Du problème au plan
- 5. Mobiliser les œuvres au brouillon
- 6. Construire le plan
- 7. Dépasser
- Partie C. Rédiger
- 8. La sous-partie et le paragraphe argumentatif
- 9. Analyser un exemple
- 10. Confronter les œuvres
- 11. La culture personnelle et les références extérieures
- 12. L'introduction en un paragraphe
- 13. Les transitions et les bilans de partie
- 14. La conclusion
- Partie D. Le temps et la copie
- 15. Gérer le temps
- 16. Présenter et relire
Les méthodes du chapitre
Chaque méthode est une fiche : quand l'utiliser, le rappel de cours, les étapes, la rédaction attendue sur la copie, un exemple traité, les erreurs à éviter.
- Lire la consigne et reconnaître le format du concours
- Recopier et disposer la citation, lire les petits mots
- Définir les termes dans le sens du thème
- Reformuler la thèse et dégager ses présupposés
- Problématiser : de la tension à une question unique
- Mobiliser les œuvres au brouillon : inventaire et tableau de confrontation
- Construire le plan et le tester
- Dépasser une opposition : quatre moyens
- Rédiger une sous-partie : idée, explication, exemple, retour au sujet
- Analyser un exemple et le citer
- Confronter deux œuvres : appui, nuance, objection
- Rédiger l'introduction en un paragraphe
- Rédiger les transitions et les bilans de partie
- Rédiger la conclusion
- Gérer le temps et relire le fond
- Employer une référence extérieure sans perdre de points
- Disserter au format du CNC
- Disserter au CCINP et à e3a
- Disserter en trois heures pour Mines-Ponts
- Disserter en 1 800 mots au plus pour Centrale-Supélec
- Commenter et discuter un propos pour l'X
- Disserter pour la Banque PT, épreuves A et B, sur deux thèmes
Les exercices corrigés
Chaque exercice a ses indications, sa correction rédigée et ce qu'il faut en retenir.
Application directe (17)
- Que demande la consigne ? Sept consignes de 2026
- Disposer une citation selon sa syntaxe
- Les petits mots qui changent le sujet
- Sens courant, sens du thème : dix mots
- Créer, fabriquer, produire, imiter chez Platon
- Reformuler une thèse en une phrase
- Diagnostiquer des thèses mal reformulées
- Trouver le présupposé
- Classer cinq problématiques de la plus fausse à la plus juste
- Choisir l'outil de la question : si, dans quelle mesure, en quoi, à quelles conditions
- Reconnaître un plan fautif
- Tester un plan : la problématique, puis les idées directrices
- Nommer le moyen de dépassement
- L'idée avant la référence : réordonner trois paragraphes
- Récit ou exemple analysé ?
- Appui, nuance ou objection : étiqueter six rapprochements
- Commencer la dissertation sur le Document Réponse et finir par « FIN »
Entraînement (25)
- Analyser entièrement la citation de Kathleen Raine
- De la citation de François Jacob à la problématique
- De la citation de George Sand à la problématique, puis avec les œuvres de 2026-2027
- Trois problématiques, trois plans pour un même sujet
- Dresser le tableau de confrontation avant le plan
- Dépasser une opposition binaire
- Du présupposé à la troisième partie
- Rédiger une sous-partie à partir d'une idée donnée
- Un exemple, trois rédactions : Platon et Zola
- Transformer un « de même chez » en confrontation
- Écrire un paragraphe croisé Platon et Woolf
- Alléger une introduction trop longue
- Cinq amorces pour un même sujet
- Écrire la transition qui reprend les mots du sujet
- Conclure : réponse, bilan, ouverture ou achèvement
- Rééquilibrer un plan et tenir l'annonce
- Planifier le brouillon : 4 h, puis 3 h
- Placer une référence extérieure : recevable, à argumenter, à éviter
- Organiser la dissertation dans les quatre heures du CNC
- Lire la citation dans le texte résumé
- Bâtir le brouillon en trois heures pour Mines-Ponts
- Compter une dissertation et la ramener sous 1 800 mots
- Lire la consigne de la filière TSI : « Dans quelle mesure les trois œuvres au programme permettent-elles de commenter cette formule ? »
- Un même sujet, les œuvres de chaque thème
- Répondre à une question posée sur une citation du texte
Approfondissement (7)
- Plan détaillé complet en 1 h 15
- Introduction et première partie rédigées en 1 h 30
- Relire le fond d'une copie entière : six contrôles
- Comparer et noter trois introductions avec les critères du jury
- Transposer un sujet réel aux œuvres de 2026-2027
- De la copie moyenne à la bonne copie : réécrire une deuxième partie
- Un sujet est un tout : le faisceau d'une citation de l'X
Les problèmes de concours
Des extraits de sujets réels, corrigés en entier, avec la durée conseillée et les méthodes mobilisées.
- Le sujet de Monod transposé : plan détaillé
- Le sujet de Gomez transposé : plan détaillé
- Une dissertation complète au format du CNC sur Baudelaire et l'imagination
- Une dissertation complète au format du CNC sur Bergson et l'imprévisible
- Une dissertation complète au format du CNC sur Claude Bernard et l'idée
- Le sujet de Raine transposé : plan détaillé
- Le travail inverse de l'artiste, dissertation au format du CCINP
- Le travail qui fait des hommes, dissertation et copie moyenne au format du CCINP
- Naître de contrainte, mourir de liberté, dissertation en trois heures au format de Mines-Ponts
- Le génie qui donne à l'art sa règle, commenter et discuter un propos au format de l'X
- Inventer, c'est choisir, dissertation en 1 800 mots au plus
- Le sol qui nous porte, plan détaillé sur la citation de Merleau-Ponty
Questions fréquentes
Comment se passe la dissertation au CNC ?
L'épreuve de français du CNC (MP, PSI, TSI) dure quatre heures, coefficient 4 sur 44 : le résumé, noté sur 8 points, puis la dissertation, notée sur 12. La citation est tirée du texte que l'on vient de résumer, et la consigne de 2026 était : « Analysez et discutez cette affirmation en vous appuyant sur les œuvres au programme. » On relit la phrase dans son paragraphe avant de l'analyser. Un minutage possible : environ 1 h 15 pour le résumé, puis 2 h 45 pour la dissertation, dont un peu plus d'une heure de brouillon et un quart d'heure de relecture. Avec un seul cahier, l'introduction et la conclusion se rédigent au brouillon et le développement s'écrit à partir du plan détaillé.
Quel sens donner aux mots du thème « Les arcanes de la création » ?
Chaque mot a un sens courant et un sens que les œuvres précisent. Chez Platon, le dieu « produit », l'artisan « fabrique », le peintre « imite » ; la mimèsis fabrique une apparence, au « troisième rang » de la vérité, sans être une copie servile. Dans l'Ion, l'inspiration est une possession qui ôte la raison, et Socrate refuse le nom d'art, la technè, au talent d'Ion. Zola montre un peintre « doué admirablement » qui échoue : le don n'est pas l'œuvre. Les arcanes sont les opérations cachées de la création. Définir, c'est dire le sens que le mot prend dans la phrase du sujet et pour ce thème, ni en dictionnaire ni en passant.
Comment trouver la problématique d'une dissertation ?
La problématique naît d'une tension : ce qui, devant les œuvres, rend la thèse de la citation à la fois juste et discutable. On écrit la thèse, on nomme la tension en une phrase (« d'un côté..., de l'autre... »), puis on en tire une seule question. « Dans quelle mesure » est l'outil par défaut ; « en quoi », « si » ou « à quelles conditions » conviennent selon le sujet. Quatre problématiques sont fautives : la citation mise à la forme interrogative, la rafale de questions, la problématique apprise et plaquée, et un autre problème substitué au sujet.
Faut-il faire un plan en deux ou en trois parties ?
Les deux sont admis, à condition qu'un dépassement soit proposé. Le plan le plus sûr a trois temps : expliciter et valider la thèse, en montrer les limites sans la renverser, puis dépasser. Le plan en trois parties est le choix par défaut, parce qu'il oblige au dépassement ; on prend deux parties quand le dépassement tient dans la dernière sous-partie de la deuxième. Pour dépasser, quatre moyens sont sûrs : montrer que les deux termes coexistent, que l'un cause l'autre, remettre en cause le présupposé commun, ou trouver une troisième voie. Sont fautifs le plan œuvre par œuvre, le plan terme par terme, le « oui, puis non », le catalogue et la troisième partie postiche.
Comment utiliser les trois œuvres dans la dissertation ?
Avant le plan, on note dans un tableau à trois colonnes les passages qui confirment, nuancent ou contredisent chaque idée : une douzaine d'exemples bien analysés peut suffire. Chaque partie mobilise les trois œuvres, chaque sous-partie en confronte au moins deux. Un exemple est situé, cité brièvement, analysé et relié au sujet ; il n'est jamais raconté ni décrit. Le second exemple d'une sous-partie appuie l'idée, la nuance ou l'objecte, et l'on dit laquelle de ces fonctions il remplit. Écrire « de même chez Zola » écrase les œuvres : une œuvre qui résiste à la thèse fait avancer le raisonnement. Woolf se cite par chapitre et se reformule, par exemple l'histoire de la sœur imaginaire de Shakespeare au chapitre 3 d'Un lieu à soi.
Comment rédiger l'introduction et la conclusion ?
L'introduction tient en un seul paragraphe et suit six temps : une amorce brève et liée au sujet, facultative ; la citation complète, avec son auteur et sa source ; l'analyse des termes et de la thèse, le temps le plus long ; la problématique ; les œuvres, titres soulignés ; l'annonce du plan en une phrase. Aucun règlement n'en fixe la longueur : le jury de Centrale juge raisonnables 300 à 350 mots, ailleurs 200 à 300 suffisent. La conclusion se rédige au brouillon juste après l'introduction : une réponse nette à la problématique, un bilan du parcours, puis une ouverture précise si elle vient, jamais une question passe-partout ni une citation.
Quels défauts les jurys reprochent-ils le plus dans les dissertations ?
Les rapports des jurys reviennent sur quatorze reproches : sujet reformulé sans analyse ou réduit à des définitions de dictionnaire, petit mot de la citation ignoré, moitié de la citation traitée seulement, citation mise en question ou rafale de questions, problématique plaquée, première partie qui n'explicite pas la thèse, deuxième partie qui renverse la première, paragraphe qui commence par une référence, exemple vague ou raconté, œuvres juxtaposées, références extérieures multipliées, annonce non tenue et conclusion bâclée, copie trop courte, critique radicale de la science. Aucun rapport du CNC n'est publié, mais l'exercice est le même et ces remarques valent aussi pour lui.
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