Platon, Ion et République X en deuxième année : inspiration, imitation, exclusion des poètes et citations paginées pour le thème « Les arcanes de la création »
Platon, Ion et République X lus en entier pour le thème Les arcanes de la création : inspiration, enthousiasme, mimèsis, condamnation des poètes, passages clés et citations paginées.
- 14méthodes
- 36exercices corrigés
- 6problèmes
- 16pièges
- 39figures
Platon ouvre le thème « Les arcanes de la création » avec deux textes courts : l'Ion, traduit par Monique Canto, et le livre X de La République, de 595a à 608b, traduit par Georges Leroux (GF Flammarion n° 1705). Ce chapitre de français-philosophie de deuxième année (MP, MPI, PC, PSI, PT, TSI, TPC, au Maroc et en France) les lit moment par moment : le rhapsode qui ne vaut que pour Homère, la chaîne aimantée de l'inspiration, les trois lits et l'imitateur au troisième rang, le procès d'Homère, les parties de l'âme, l'accusation la plus grave et la défense laissée à la poésie. Il définit technè, enthousiasme, mimèsis et forme, distingue les deux critiques de la poésie, donne les citations exactes avec leur repère de Stephanus et leur page, et montre comment faire servir Platon à une dissertation, face à Zola et à Woolf, sans les contresens que répètent les fiches et les manuels.
Ce que tu sauras faire
Platon ouvre le thème « Les arcanes de la création » : deux textes courts, l'Ion et le livre X de La République, qui posent les questions que Zola et Woolf reprendront à leur manière. D'où vient l'œuvre ? Que sait celui qui la fait ? Que vaut une image ? Que fait-elle à celui qui la reçoit ? À la fin de ce chapitre, tu dois savoir :
- situer chaque passage des deux textes : son moment, qui parle, son repère de Stephanus et sa page ;
- résumer l'Ion et République X moment par moment, au présent ;
- définir technè, enthousiasme, mimèsis, forme, apparence et parties de l'âme dans le sens que leur donne Platon ;
- distinguer les deux critiques de la poésie, celle de l'Ion et celle du livre X ;
- citer Platon juste, dans la traduction prescrite ;
- faire servir l'œuvre à une dissertation sur le thème, sans contresens, en face de Zola et de Woolf.
L'essentiel : L'œuvre en une page Extrait gratuit
Les textes. Platon, Ion (trad. Monique Canto) et La République, livre X, 595a-608b (trad. Georges Leroux), GF Flammarion n° 1705. Mythe d'Er (608c-621d) hors programme. Toute référence donne le repère de Stephanus et la page : « Ion, 534b, p. 74 ».
L'Ion en deux phrases. Socrate montre au rhapsode Ion, spécialiste du seul Homère, qu'il ne parle pas par art mais par une « faveur divine » : comme une pierre d'aimant, la Muse attire le poète, qui attire le rhapsode, qui attire le spectateur. Le poète compose quand il a perdu la raison ; il dit de belles choses sans savoir ce qu'il dit.
République X en deux phrases. Le peintre et le poète imitent l'apparence des choses, au troisième rang de la vérité, après la forme et l'ouvrage de l'artisan. Leur art nourrit en nous la partie excitable de l'âme, même chez les meilleurs ; on ne garde que les hymnes aux dieux et les éloges des gens vertueux, en laissant à la poésie une défense possible.
Une méthode du chapitre Extrait gratuit
Devant les images du texte : la pierre et les anneaux, les abeilles, Protée, le miroir, le visage qui perd sa fraîcheur, la cité intérieure, l'incantation.
Platon raisonne aussi par images. Une image a un comparé (ce dont on parle), un comparant (ce à quoi on le compare) et des points communs. Elle montre, et elle cache : elle oriente le lecteur vers une conclusion qu'elle ne prouve pas.
- Nommer le comparé et le comparant.
- Dresser la liste des points communs que le texte exploite.
- Dire ce que l'image fait comprendre, puis ce qu'elle laisse de côté.
- Dire pourquoi Platon l'emploie à ce moment.
« L'image de la pierre fait voir trois choses à la fois : la force vient d'ailleurs, elle se transmet, et aucun anneau ne sait d'où elle vient. Mais elle laisse de côté ce que fait le poète : un anneau ne travaille pas. »
La pierre de Magnésie (533d-e, p. 71-72). Comparé : l'inspiration du poète et sa transmission au rhapsode et au public. Comparant : la pierre d'aimant qui retient une chaîne d'anneaux de fer. Points communs : une force reçue, une force transmise, une dépendance de chaque anneau envers celui qui le précède. Ce que l'image cache : le travail du poète, ses choix, son métier ; un anneau ne compose pas. Le miroir (596d-e, p. 177) : comparé, l'imitateur ; comparant, celui qui retourne un miroir et « produit » ainsi le ciel et la terre ; ce que l'image montre : produire des apparences ne coûte rien et ne demande aucun savoir.
- Paraphraser l'image sans dire ce qu'elle prouve.
- La prendre pour une preuve, alors qu'elle illustre.
- Dessiner ou décrire la Muse : c'est l'image de la pierre qui porte l'idée.
Exercices 4, 14 et 17.
Un exercice corrigé Extrait gratuit
Rédiger un paragraphe de 200 à 250 mots qui réponde à la question sans caricature, en distinguant ce que Platon rejette, ce qu'il garde et ce qu'il laisse ouvert.
Trois moments : le rejet de la seule poésie « imitative » (595a), ce qu'on garde (607a), la porte laissée ouverte (607c-d). L'Ion donne un poète « sacré » : la condamnation n'est pas un mépris.
Paragraphe modèle.
Lire dans le livre X de La République une condamnation de l'art en général, c'est oublier la précision de la première phrase. Socrate parle « Du rejet absolu de cette partie de la poésie qui est imitative. » (595a, p. 173) : la restriction est dans la phrase même. Il garde une autre poésie, puisque « les hymnes aux dieux et les éloges des gens vertueux seront la seule poésie que nous admettrons dans notre cité » (607a, p. 205). Le critère n'est donc pas l'art, mais ce que l'art fait à l'âme : la poésie qui imite les passions les nourrit, celle qui loue la vertu l'enseigne. Platon va plus loin et laisse la question ouverte. Il avoue : « nous avons bien conscience d'être nous-mêmes sensibles à son charme » (607c, p. 206), et accepterait de rappeler la poésie si l'on montrait « qu'elle n'est pas seulement agréable, mais également utile pour les constitutions politiques et pour la vie humaine » (607d, p. 206). L'Ion confirme ce respect inquiet : le poète y est « chose légère [...] ailée, sacrée » (534b, p. 74). Le poète n'est pas méprisé, il est tenu pour dangereux parce que puissant. Platon ne condamne donc pas l'art : il soumet une partie de la poésie à un tribunal, et laisse la défense prendre la parole.
Environ 220 mots. Le paragraphe ne commence pas par une référence ; il corrige un contresens fréquent (méthode 10) et finit sur une formule qui résume la position de Platon.
Rejet, exception, défense possible : trois temps qu'une copie ne doit jamais réduire au premier. Voir les méthodes 7 et 9.
Le cours détaillé, toute la fiche « L'essentiel », 14 méthodes, 16 pièges corrigés, la carte mentale, 36 exercices corrigés, 6 problèmes de concours, les fiches à mémoriser et l'assistant qui répond à tes questions. Ce chapitre est offert : il s’ouvre en entier avec un compte d’essai gratuit.
Ouvrir l'essai gratuitUne question ? WhatsAppPlan du cours
- 0. Lire Platon pour le concours
- 0.1 Ce qu'il faut avoir lu, et dans quel ordre
- 0.2 L'édition et la pagination
- 0.3 Les traducteurs
- 1. Platon, Socrate et les deux textes
- 1.1 Platon et le dialogue socratique
- 1.2 Rhapsodes, concours et autorité d'Homère
- 1.3 Deux textes, deux places dans l'œuvre de Platon
- 2. Ion moment par moment (530a-542b, p. 53-103)
- 2.1 Prologue : le rhapsode vainqueur (530a-531a, p. 53-59)
- 2.2 La spécialisation homérique en question (531a-533c, p. 59-71)
- 2.3 Le discours de l'inspiration (533c-535a, p. 71-78)
- 2.4 Le rhapsode et le spectateur, derniers anneaux (535a-536d, p. 78-83)
- 2.5 Les arts et leurs objets (536d-540a, p. 83-95)
- 2.6 Le rhapsode stratège (540a-541e, p. 95-102)
- 2.7 Conclusion : homme injuste ou homme divin (541e-542b, p. 102-103)
- 3. République X moment par moment (595a-608b, p. 173-208)
- 3.1 Retour sur l'exclusion (595a-596a, p. 173-175)
- 3.2 Les trois lits et les trois artisans (596a-598d, p. 175-183)
- 3.3 Procès d'Homère (598d-601b, p. 183-190)
- 3.4 Les trois arts (601b-602c, p. 190-193)
- 3.5 Illusions des sens et parties de l'âme (602c-603b, p. 193-196)
- 3.6 La poésie et l'âme en conflit : la douleur (603b-605c, p. 196-201)
- 3.7 « L'accusation la plus grave » (605c-606d, p. 201-204)
- 3.8 Conclusion : hymnes et éloges, conflit ancien, défense possible (606e-608b, p. 204-208)
- 4. Les notions de l'œuvre
- 4.1 Technè : l'art
- 4.2 Enthousiasme, inspiration, faveur divine
- 4.3 Mimèsis : l'imitation
- 4.4 Forme, apparence, simulacre
- 4.5 L'âme et ses parties dans le livre X
- 4.6 Créer, fabriquer, produire, imiter
- 5. Les grandes interprétations
- 5.1 L'ironie de l'Ion
- 5.2 Deux critiques distinctes
- 5.3 Platon poète contre les poètes
- 5.4 Ce que la suite de l'histoire en a fait
- 6. Lecture d'ensemble pour le thème « Les arcanes de la création »
- 6.1 D'où vient l'œuvre ? Le secret de l'origine
- 6.2 Don, savoir et travail
- 6.3 Créer ou imiter
- 6.4 L'œuvre et son public
- 6.5 La valeur et la place de l'art
- 6.6 Qui crée ?
- 7. Platon face à Zola et à Woolf
Les méthodes du chapitre
Chaque méthode est une fiche : quand l'utiliser, le rappel de cours, les étapes, la rédaction attendue sur la copie, un exemple traité, les erreurs à éviter.
- Situer un passage : moment, interlocuteur, Stephanus, page
- Citer Platon juste : traduction, Stephanus et page, qui parle
- Lire un dialogue : Socrate, Platon, l'interlocuteur, l'ironie
- Reconstituer un argument socratique
- Analyser une image de Platon
- Expliquer un passage
- Mobiliser Platon en dissertation : du passage à l'exemple analysé
- Faire parler Platon sur une notion du thème
- Distinguer les deux critiques et les articuler dans un plan
- Éviter les contresens sur Platon : la grille des douze vérifications
- Confronter Platon à Zola et à Woolf sur un sous-thème
- Retourner Platon contre Platon
- Résumer un moment du dialogue
- Mobiliser Platon pour la Banque PT : un thème par sujet
Les exercices corrigés
Chaque exercice a ses indications, sa correction rédigée et ce qu'il faut en retenir.
Application directe (14)
- Remettre dans l'ordre les sept moments de l'Ion
- Remettre dans l'ordre les huit moments de République X
- Qui parle ? Dix répliques à attribuer
- Compléter le schéma de la chaîne aimantée
- Les trois lits : remplir le tableau
- Se servir, fabriquer, imiter
- Huit mots grecs, huit sens
- Rendre à Leroux ce qui est à Leroux
- Repérer l'ironie de Socrate
- Corriger six références fautives
- Le portrait d'Ion : parure, prix, argent
- Ce que dit Homère sur les arts : qui juge le mieux ?
- Illusions des sens et remèdes
- Associer huit images de Platon à ce qu'elles prouvent
Entraînement (17)
- Explication guidée : l'éloge du rhapsode
- Reconstituer l'argument « la poésie forme un tout »
- Explication guidée : Tynnichos, la preuve par le poète médiocre
- Explication guidée : chaque art a son objet
- Explication guidée : le rhapsode stratège
- Explication guidée : la peinture, imitation de l'apparence
- Explication guidée : Homère n'a réformé aucune cité
- Explication guidée : la mesure, le calcul et la pesée
- Paragraphe argumenté : imiter, est-ce ne rien savoir ?
- Paragraphe argumenté : le spectateur, dernier anneau ou complice ?
- Paragraphe argumenté : Platon condamne-t-il l'art ?
- Confronter Platon et Zola : le peintre est-il au troisième rang ?
- Confronter Platon et Woolf : les conditions de la parole
- Résumer en 100 mots la spécialisation homérique
- Deux critiques, un tableau, un paragraphe
- Résumer République X, 595a-598d, en 200 mots au format de la Banque PT, épreuve B
- Un sujet, deux thèmes : Platon a-t-il sa place ?
Approfondissement (5)
- Platon contre Platon : écrire la sous-partie de dépassement
- Problématiser trois sujets où Platon est décisif
- Explication complète en une heure : l'homme de valeur dans le deuil
- Préparer une colle de vingt minutes : « Platon est-il l'ennemi des poètes ? »
- L'art peut-il être utile ? Une troisième partie à trois œuvres
Les problèmes de concours
Des extraits de sujets réels, corrigés en entier, avec la durée conseillée et les méthodes mobilisées.
- La véracité, premier des devoirs ? Le sujet de Mines-Ponts 2024 transposé
- Laisser croire aux hommes qui aiment peu la vérité : le sujet de la Banque PT 2024 A transposé
- Le mensonge toujours d'abord invisible : le sujet de la Banque PT 2024 B transposé
- Le premier vers donné, le second façonné : une dissertation complète au format du CNC
- L'artiste et la croyance à l'inspiration : commenter et discuter au format de l'X
- Faire la poésie, la connaître : dissertation au format du CCINP sur Montaigne
Questions fréquentes
Que dit l'Ion de Platon sur l'inspiration du poète ?
Socrate montre au rhapsode Ion, qui ne vaut que pour Homère, qu'il ne parle pas par art : « c'est une puissance divine qui te met en mouvement » (Ion, 533d, p. 71). Les bons poètes composent « inspirés par le dieu et possédés par lui », et c'est « quand ils n'ont plus leur raison » qu'ils écrivent leurs beaux poèmes (533e-534a, p. 73-74). Deux preuves l'appuient : chaque poète ne réussit que dans le genre « où la Muse l'a poussé » (534c, p. 75), et Tynnichos, poète médiocre, a composé un seul beau poème. Le grec entheos signifie « possédé d'un dieu » : dans l'Ion, l'inspiration est une possession qui ôte la raison, non un souffle reçu ni un élan joyeux.
Qu'est-ce que la chaîne aimantée de l'Ion ?
C'est l'image centrale du dialogue. La pierre « qu'Euripide a nommée Magnétis » (Ion, 533d, p. 71), la pierre d'aimant, attire des anneaux de fer et leur donne le pouvoir d'en attirer d'autres. De même la Muse, dans la religion grecque que le texte met en scène, attire le poète, qui attire le rhapsode, qui attire le spectateur : « Le premier anneau, c'est le poète lui-même », Ion est « l'anneau du milieu », le spectateur « le dernier de ces anneaux » (535e-536a, p. 81). L'image dit trois choses : la force vient d'ailleurs, elle se transmet, et aucun anneau ne sait d'où elle vient. Elle laisse de côté le travail du poète, car un anneau ne compose pas. La Muse n'est pas le premier anneau : elle est la pierre.
Que signifient les trois lits et le troisième rang dans République X ?
Socrate distingue « trois lits distincts » (La République, X, 597b, p. 178) : celui qui existe par nature, que l'on dirait « l'œuvre d'un dieu », celui du menuisier et celui du peintre. Le dieu ne produit qu'un lit, « ce lit unique qui est lui-même ce qu'est le lit » (597c, p. 179) ; le menuisier fabrique « le regard tourné en direction de la forme » (596b, p. 176) ; le peintre regarde le lit fabriqué et n'en copie que l'apparence (598b, p. 182). Il est ainsi « l'auteur d'un produit qui se tient au troisième rang par rapport à ce qui existe par nature » (597e, p. 181), à deux degrés de la vérité et non à trois. Les trois arts le confirment : celui qui se sert d'un objet en a la science, celui qui le fabrique une croyance correcte, celui qui l'imite ni l'une ni l'autre (601d-602a).
Pourquoi Platon exclut-il les poètes de la cité ?
Le livre X rejette « cette partie de la poésie qui est imitative » (595a, p. 173), non toute poésie. L'imitateur ne connaît que l'apparence, et son œuvre agit sur l'âme : elle nourrit la partie excitable, qui se plaint et pleure, et « instaure dans l'âme individuelle de chacun une constitution politique mauvaise » (605b, p. 201). L'accusation la plus grave vise même les meilleurs : le plaisir pris aux plaintes d'un héros « passe nécessairement des affections des autres à celles qui nous sont propres » (606b, p. 203). Platon garde pourtant « les hymnes aux dieux et les éloges des gens vertueux » (607a, p. 205), avoue le charme de la poésie (607c) et la laisse revenir si elle se montre « utile pour les constitutions politiques et pour la vie humaine » (607d, p. 206).
Comment citer Platon avec la pagination de Stephanus ?
La pagination de Stephanus, tirée de l'édition d'Henri Estienne de 1578, donne à chaque passage un numéro et une lettre, de a à e ; elle est la même dans toutes les éditions et toutes les traductions. Une référence complète donne l'œuvre, le repère et la page de l'édition GF Flammarion n° 1705 : « Ion, 534b, p. 74 » ; « La République, X, 597e, p. 181 ». On ne cite jamais une page sans repère : le correcteur qui a une autre édition retrouve le passage par Stephanus. On cite la traduction prescrite, Monique Canto pour l'Ion, Georges Leroux pour le livre X, en trois à quinze mots intégrés à la phrase, sans changer un mot. Les traductions anciennes servent à lire, jamais à citer dans la copie.
Comment employer Platon dans une dissertation sur « Les arcanes de la création » ?
Platon fournit souvent la thèse que Zola et Woolf discutent : l'origine de l'œuvre est un secret pour celui qui la fait (533d-e) ; le don n'est pas un savoir, et Platon ne dit rien du travail du poète ; créer, au sens fort, n'appartient qu'au dieu, « créateur naturel » (597d, p. 180), tandis que l'artisan fabrique et que le peintre imite. Un exemple se situe, se cite brièvement, s'analyse et revient au mot du sujet ; on préfère des passages peu exploités, comme le peintre qui produit « un cordonnier qui paraîtra réel » (600e-601a, p. 189). En troisième partie, on peut retourner Platon contre lui-même : il condamne l'imitation en écrivant des dialogues, et Socrate appelle son propre raisonnement une « incantation » (608a, p. 207).
Quels contresens éviter sur Platon ?
Les plus fréquents : écrire que Platon condamne tout art, alors qu'il garde les hymnes et les éloges (607a) ; confondre les deux critiques, l'Ion visant l'origine du poème, le livre X le statut de l'image et son effet sur l'âme ; faire d'Ion un poète, alors qu'il est rhapsode ; mettre la Muse au premier anneau ; dire que le peintre imite la forme ; écrire « à trois degrés de la vérité » ; appeler le poète ou le peintre « créateur » sans le discuter ; prendre en exemple le mythe d'Er, hors programme, ou la caverne, qui est au livre VII. Des formules de Chambry circulent aussi sous le nom de Leroux, qui écrit « il est ancien le conflit entre la philosophie et l'art de la poésie » (607b, p. 205) ; « l'antique différend » n'est dans aucune des deux traductions.
Comment y accéder
Ce chapitre fait partie des chapitres offerts : il s'ouvre en entier avec un compte d'essai gratuit. Créer un compte d'essai ou se connecter. Pour l'accès complet, les tarifs ou une question, écris-nous sur WhatsApp.